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	<title>Numéro spécial poésie (en ligne) Archives - FRANCOISE STEREO</title>
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		<title>Un territoire à redire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:35:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
		<category><![CDATA[VIARGE! - Éditoriaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; C’est avec une vive émotion que je vous adresse ces mots au terme d’une aventure de quelques mois fort occupés avec la prodigieuse équipe de Françoise Stéréo. J’ai pensé le numéro poésie de Françoise Stéréo dans l’urgence des agressions sexuelles dénoncées cet automne (affaire Sklavounos, femmes autochtones de Val-d’Or, acquittement dans l’affaire Ghomeshi). [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2017/03/Couverture-1.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-3135" src="/wp-content/uploads/2017/03/Couverture-1.png" alt="" width="612" height="792" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/Couverture-1.png 612w, /wp-content/uploads/2017/03/Couverture-1-232x300.png 232w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est avec une vive émotion que je vous adresse ces mots au terme d’une aventure de quelques mois fort occupés avec la prodigieuse équipe de <em>Françoise Stéréo</em>.</p>
<p>J’ai pensé le numéro poésie de <em>Françoise Stéréo</em> dans l’urgence des agressions sexuelles dénoncées cet automne (affaire Sklavounos, femmes autochtones de Val-d’Or, acquittement dans l’affaire Ghomeshi). En écho au cirque médiatique grotesque et méprisant envers les victimes, mon impuissance, ma frustration peinaient à prendre parole. C’est par l’écriture que j’ai pansé mon féminisme malmené. Devant l’addition poésie, féminisme et prise de parole, il m’apparaissait primordial de travailler à la réconciliation du plus grand nombre avec le mouvement et ses multiples postures à travers ses langues plurielles.</p>
<p>C’est dans cette foulée que j’ai proposé à l’équipe de <em>Françoise Stéréo</em> de dévouer un numéro complet à la poésie des femmes, personnes trans ou se définissant comme non binaires dans un souci de représentativité (âge, nationalité, langue, orientation sexuelle, milieux d’appartenance, etc.) L’idée : rallier un éventail de textes non pas forcément militants ou engagés, mais portés par des personnes dont la prise de parole, le positionnement dans l’espace public se réclament du féminisme. Le projet initial s’est bonifié au contact du Mois de la poésie de Québec alors que nous y avons présenté le lancement <em>CHAMBRES</em>, en référence à l’ouvrage de Virginia Woolf; une installation Web où trente des auteures du numéro ont interprété leurs textes devant caméra à même leur maison.</p>
<p>Ce numéro est composé de cinquante auteures habitant le territoire québécois réunies pour partager la pluralité des voix du féminisme, dire la multiplicité de ses réalités, adoucir – je le souhaite – l’opinion publique à l’égard de ce mouvement nécessaire encore aujourd’hui au Québec comme partout ailleurs.</p>
<p>Je tiens à remercier, dans le désordre, les gens suivants pour leur dévouement sans lequel ce numéro ne serait pas : les cinquante poètes prenant plume dans les pages qui suivent, Bref pour les collages époustouflants, le collectif éditorial de <em>Françoise Stéréo</em> pour son soutien, son amour et son intelligence indéfectible, les parents et gardiennes de ce monde qui nous ont libéré de nos tâches quotidiennes pour créer ce numéro, Caroline Décoste et tous les passeurs qui nous ont mis les unes les autres en communication. Pour le succès de <em>CHAMBRES</em>, je remercie Ulysse Ruel à l’intégration et à la diffusion Web, Pierre Brouillette-Hamelin au montage sonore, Andrée-Anne Blacutt aux illustrations ainsi qu’Elias Djemil.</p>
<p>Merci à vous d’être au rendez-vous.<br />
Je vous souhaite autant de plaisir à lire les pages qui suivent que nous en avons eu à les écrire, les penser. Pour vous.</p>
<p>Vanessa Bell<br />
Poète, directrice artistique et littéraire du numéro</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Collectif éditorial</strong><br />
Valérie Gonthier-Gignac<br />
Catherine Lefrançois<br />
Marie-Michèle Rheault<br />
Laurence Simard<br />
Julie Veillet</p>
<p>Illustrations : Bref</p>
<p>Révision : Julie Veillet</p>
<p>Design du site : Djanice St-Hilaire</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>francoisestereo@gmail.com</p>
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		<item>
		<title>Isabelle Ayotte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:33:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le temps &#160; Le sourire fané d&#8217;avoir trop menti j&#8217;ai marché des mois un voyage dans le noir à repeindre en blanc pour faire la lumière sur mon coeur dissonant. J&#8217;ai marché droit vers le trou dans la glace à la surface du long fleuve tranquille que tu venais contempler sans me voir hypothermie en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleAyotte.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2777" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleAyotte.jpg" alt="" width="1555" height="1543" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleAyotte.jpg 1555w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleAyotte-150x150.jpg 150w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleAyotte-300x298.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleAyotte-768x762.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleAyotte-1024x1016.jpg 1024w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleAyotte-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 1555px) 100vw, 1555px" /></a></h2>
<h2>Le temps</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Le sourire fané d&rsquo;avoir trop menti j&rsquo;ai marché des mois un voyage dans le noir à repeindre en blanc pour faire la lumière sur mon coeur dissonant. J&rsquo;ai marché droit vers le trou dans la glace à la surface du long fleuve tranquille que tu venais contempler sans me voir hypothermie en dessous. On ne t&rsquo;a pas appris comment pêcher le requin d&rsquo;eau douce sans perdre un membre ou un organe. Les glaces s&rsquo;entrechoquent et cette mélodie te rappelle ta solitude. J&rsquo;y vais à contre-temps de toi j&rsquo;ai toujours du retard et tu me crois impatiente. C&rsquo;est vrai je ne sais pas le temps il neige tous les jours pour m&rsquo;aveugler un peu plus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Isabelle Ayotte déteste parler d&rsquo;elle à la troisième personne. Elle n&rsquo;aime pas non plus parler de ses expositions à l&rsquo;étranger. Elle est née en 1980 au Cap-de-la Madeleine, mais est-ce vraiment nécessaire? Et peut-on réellement résumer une vie en trois lignes?</p>
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		<title>Daphné B.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:32:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>la naissance d’un dauphin au milieu des baigneurs &#160; &#160; Une poète : Enfin, un poème qui parle d’autres choses que de ma mère! Une poète : J’ai du swag quand j’ai de la peine. Une poète : On admire mon travail, mais surtout « mon authenticité ». Une poète : J’avais une histoire et dans cette histoire-là, j’étais cachée en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-DaphneeB.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2768" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-DaphneeB.jpg" alt="" width="1196" height="1605" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-DaphneeB.jpg 1196w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-DaphneeB-224x300.jpg 224w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-DaphneeB-768x1031.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-DaphneeB-763x1024.jpg 763w" sizes="(max-width: 1196px) 100vw, 1196px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: center;"><strong>la naissance d’un dauphin au milieu des baigneurs</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une poète </strong>: Enfin, un poème qui parle d’autres choses que de ma mère!</p>
<p><strong>Une poète </strong>: J’ai du swag quand j’ai de la peine.</p>
<p><strong>Une poète </strong>: On admire mon travail, mais surtout « mon authenticité ».</p>
<p><strong>Une poète </strong>: J’avais une histoire et dans cette histoire-là, j’étais cachée en dessous de mon lit.</p>
<p><strong>Une poète </strong>: Ce n’est pas moi la poète, vous vous êtes trompés.</p>
<p><strong>Une poète </strong>: L’authenticité, je croyais que c’était quelque chose qui n’existait pas.</p>
<p><strong>Dominic Tardif au téléphone :</strong> Pourrait-on dire que tu appartiens à ce qu’on appelle la « littérature intime »?</p>
<p><strong>Une poète </strong>: J’appartiens à ce qui me glisse des mains; les poissons, les gars.</p>
<p><strong>Dominic Tardif au téléphone : </strong>Je m’attendais à ce que tu me dises quelque chose de féministe.</p>
<p><strong>Une poète </strong>: C’est la naissance d’un dauphin au milieu des baigneurs, enfant de chienne jamais parfaite, la pire espèce du monde.</p>
<p><strong>Dominic Tardif au téléphone : </strong>La radical softness.</p>
<p><strong>Une poète </strong>: Et c’est pour ça que je souris, que je me cache dans ma voix.</p>
<p><strong>Une poète (à la poésie) </strong>: Tu vois, on s’est déjà aimé. Tu n’étais déguisée en rien et moi, j’avais quelque chose d’écrit en sharpie sur le bras. « We can do it », je crois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Titulaire d&rsquo;un bac à recyclage et professeure à l&rsquo;université, Daphné enseigne la magie contemporaine et la rupture amoureuse. Elle codirige le blogue <a href="http://fillesmissiles.com/" target="_blank">Filles Missiles</a> et étudie l&rsquo;influence des médias sociaux en poésie contemporaine. Son premier recueil, <em>Bluetiful</em>, est paru aux Éditions de l&rsquo;Écrou en octobre 2015.</p>
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		<title>Marjolaine Beauchamp</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:31:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rue Plessis &#160; Marie-Ève empilée Sous un tas d’enfants À génétique variable Bonheurs soudains Trop bref pour supporter le vide Ça aurait pris du duct tape pour tenir ta tête &#160; &#160; &#160; &#160; La DPJ manichéenne Envoyait des espions en suit d’intervenants Cherchant des signes Sur la table de cuisine Pour leur confirmer ton [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarjolaineBeauchamp.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2786" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarjolaineBeauchamp.jpg" alt="" width="1149" height="2223" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarjolaineBeauchamp.jpg 1149w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarjolaineBeauchamp-155x300.jpg 155w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarjolaineBeauchamp-768x1486.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarjolaineBeauchamp-529x1024.jpg 529w" sizes="(max-width: 1149px) 100vw, 1149px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: right;"><strong>Rue Plessis</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Marie-Ève empilée<br />
Sous un tas d’enfants<br />
À génétique variable<br />
Bonheurs soudains<br />
Trop bref pour supporter le vide<br />
Ça aurait pris du <em>duct tape</em> pour tenir ta tête</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La DPJ manichéenne<br />
Envoyait des espions en <em>suit</em> d’intervenants<br />
Cherchant des signes<br />
Sur la table de cuisine<br />
Pour leur confirmer ton déficit parental<br />
Pendant que s’estompaient les bleus sur tes bras</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À chaque boîte de céréales<br />
Toute excitée tu déchirais<br />
Comme une fillette cherchant la surprise<br />
Un sifflet<br />
Un bijou<br />
Un plaisir immédiat<br />
Pour la suite des choses<br />
Quelqu’un qui te tendrait la main<br />
Sans la serrer trop fort<br />
Deux minutes<br />
Le temps de trouver le courage<br />
Faire une brassée<br />
Appeler ta mère<br />
Peut-être lui dire<br />
Viens me chercher</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les mots que tu hurlais<br />
Se diluaient dans le <em>grind core</em><br />
Et les <em>pills </em>avaient leurs synapses favorites<br />
Pour se creuser un chemin</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Marie Ève tes enfants<br />
Ont tes yeux de métal froid<br />
Des noms de films cultes<br />
De notre adolescence<br />
Je me rappelle tes papillons en tribal<br />
Et tes chums cordés à Pâques<br />
Sur le sofa de la cave<br />
C’était toi la plus belle<br />
C’est probablement pour ça<br />
Qu’ils ont extrait le nectar<br />
Jusqu’au dessèchement</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout le monde était un loup<br />
Avril fondait sur toi<br />
Drapée dans ta psychose<br />
Même la douche était trop chaude<br />
Sur les plaies de l’hiver<br />
Sur les pieds châtiés<br />
À coup de pinces à booster</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les Hells sont créatifs<br />
Dans leurs dissuasions</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Val-d’Or était une bouche<br />
Et la rue Plessis l’aorte<br />
Une botche de smoke suffisait<br />
Pour s’introduire chez toi<br />
Parce que des restes<br />
C’était tout de même mieux<br />
Que le cri strident de tes organes vides</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Couchés sur une montagne de linge<br />
Où ils te fourraient en position fœtale<br />
Un utérus où tu renaissais chaque fois<br />
Avec la chance d’être une meilleure mère<br />
Pour les quatre orphelins<br />
Qui sucent encore leur pouce<br />
Pour se souvenir de la chaleur<br />
Du temps où ils te suffisaient</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avais-tu vu par la fenêtre<br />
La patience de tes parents<br />
Qui veillaient dans leur auto<br />
Jusqu’à ce qu’un appel<br />
Trouve son chemin jusqu’au seuil de ta bouche</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parkés en double indélogeables<br />
De l’autre côté de la rue<br />
Pour être là<br />
Quand tu crierais « Papa »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le son du loquet résonne encore des fois<br />
Quand ils s’endorment ou qu’ils te pleurent<br />
Ils n’ont pas défoncé<br />
Même s’ils te sentaient très fort<br />
Dans le silence de ta plainte<br />
Pour qu’il te reste un endroit sûr<br />
Où tu pourrais barrer la porte</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est ce moment exact<br />
Ou l’enfer a <em>overlappé</em> le réel<br />
Et qu’un homme sans nom valable<br />
A serré de ses mains sales<br />
Ta gorge qui ravalait un cri</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Devant ta porte d’appartement<br />
Un <em>locker</em><br />
Ton tombeau<br />
Des présents funestes                  du stock d’hiver<br />
Peut-être que tu t’en sers là-haut<br />
Qu’il y a un aréna gigantesque<br />
L’amphithéâtre Vidéotron<br />
Des morts de faits divers<br />
Du popcorn au caramel<br />
Et des petites filles<br />
Qui tombent sur les fesses<br />
Qui pleurent même pas pour vrai<br />
Et qui te rappellent les tiennes</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ton nom a l’air d’un mot d’amour<br />
Quand je pense à toi<br />
Marie-Ève<br />
En conduisant mon char de <em>soccer mom</em><br />
Dans le silence du parc<br />
On pourrait croire à des atomes</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span data-ft="{&quot;tn&quot;:&quot;K&quot;}"><span class="UFICommentBody _1n4g">La série de poème suivant est en hommage à Marie-Ève Charron, ma cousine, mère de quatre enfants, assassinée le 9 mai dernier (2016) à Val d’Or, par Lévis Landry, aussi soupçonné d’être en lien avec la disparition de Cindy Ruperthouse une femme autochtone de Val D’or. Elle était en psychose, elle avait 34 ans. Marie-Eve a été assassinée et son cadavre laissé dans un locker, devant son appartement.</span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">Autodidacte, Marjolaine Beauchamp a commencé son parcours au sein de la Ligue de Slam de l’Outaouais pour remporter le titre de championne du Québec en 2009 et vice-championne mondiale en 2010. Ses textes et poèmes ont été diffusés et performés à la Première Chaîne de Radio-Canada, dans le cadre du projet PIB avec l’ONF, au Festival Voix d’Amérique et en première partie de Richard Desjardins entre autres.</p>
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		<title>Zéa Beaulieu-April</title>
		<link>/zea-beaulieu-april/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=zea-beaulieu-april</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:31:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;  TUTORIEL BEAUTÉ &#160; mes matins sans sulfates sans pétrole sans paraben sans phosphate ml mes matins programmés par des modes d’emploi innombrables étrangement équivalents et familiers relus 2435 fois appliquer une fois par jour sur le visage propre utilisez le produit aussi souvent que nécessaire sur une peau préalablement nettoyée humide complètement mouillée &#160; [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ZeaBeaulieuApril.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2803" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ZeaBeaulieuApril.jpg" alt="" width="1629" height="2456" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ZeaBeaulieuApril.jpg 1629w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ZeaBeaulieuApril-199x300.jpg 199w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ZeaBeaulieuApril-768x1158.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ZeaBeaulieuApril-679x1024.jpg 679w" sizes="(max-width: 1629px) 100vw, 1629px" /></a></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h2></h2>
<h2> TUTORIEL BEAUTÉ</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>mes matins</strong><br />
sans sulfates<br />
sans pétrole<br />
sans paraben<br />
sans phosphate<br />
ml</p>
<p>mes matins programmés<br />
par des modes d’emploi<br />
innombrables<br />
étrangement équivalents et familiers<br />
relus 2435 fois</p>
<p>appliquer une fois par jour<br />
sur le visage propre<br />
utilisez le produit aussi souvent que nécessaire<br />
sur une peau préalablement nettoyée<br />
humide<br />
complètement mouillée</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>poésie autour du lavabo</strong></h3>
<p>cette langue précise et cosmétique<br />
cette langue vraie comme la science<br />
langue de miracle<br />
ammonium lauryl sulfate,<br />
butyrospermum parkii butter,<br />
cocos nucifera seed extract<br />
paraffinum liquidum<br />
prumus amygdalus dulcis polyquaternium – 7<br />
sodium methyl 2-sulfolaurate<br />
et sans paraben</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>j’attends avec inquiétude</strong></h3>
<p>les résultats incontestables qu’on m’annonce<br />
je suis mauvaise croyante<br />
je ne m’attends à rien</p>
<p>les gestes de ma mère<br />
embrassent le scepticisme hérité de mon père</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>j’hésite entre</strong></h3>
<p>shampooing lissant 98 % d’ingrédients végétaux<br />
shampooing quotidien autorégulateur à l’huile de théier<br />
et shampooing boucles impeccables<br />
qui promet de transformer tes boucles et tes ondulations affaissées en courbes et spirales vraiment sensuelles qui restent toujours soyeuses, douces et jamais raides<br />
250 ml</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>mise en garde</strong></h3>
<p>pour usage externe seulement.<br />
si le produit atteint les yeux<br />
les rincer à fond avec de l’eau<br />
avant d’utiliser le produit sur un enfant de moins de six mois<br />
consulter un médecin<br />
cesser l’emploi en cas d’irritation ou d’éruption cutanée<br />
éviter le contact avec les vêtements pour ne pas tacher<br />
renouveler l’application après la baignade<br />
ou une transpiration excessive</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>j’aime toutes les bouteilles</strong></h3>
<p>j’ai l’impression de leur devoir quelque chose de précieux<br />
malgré mes premiers plis</p>
<p>j’irai tenter n’importe quoi<br />
je vais acheter tous les baumes, les crèmes, les tubes, les masques<br />
collectionner tous les flacons<br />
pour ralentir le processus</p>
<p>ça fait vraiment pas longtemps que je suis belle<br />
je n’ai pas juste misé là-dessus<br />
mais on a eu des bons moments<br />
ma beauté et moi<br />
on a fait des mauvais coups<br />
on a brisé un cœur ou deux<br />
on a ouvert des portes qui seraient restées fermées<br />
on a été privilégiées<br />
360 ml</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3></h3>
<h3><strong>je quitte la salle de bain en pensant aux recommandations de cette bouteille de shampooing</strong></h3>
<p>soyez curieux de nature<br />
London Paris New York<br />
vivez simplement<br />
vivez en beauté<br />
vivez proprement</p>
<p>j’aimerais que l’univers me dise, en parlant de ma vie :<br />
« Si vous n’êtes pas entièrement satisfaite<br />
veuillez nous retourner la portion inutilisée<br />
nous vous rembourserons »</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Zéa Beaulieu-April est doctorante en sémiologie à l’Université du Québec à Montréal. S’étant d’abord fait remarquer comme coéditrice de la revue de grève <em>Fermaille</em> (2012), elle est maintenant coéditrice aux Éditions de la Tournure depuis 2013. Son premier recueil de poésie, <em>Goulka</em>, est paru en mars 2015. Reconnue pour ses performances ludiques, inventives et théâtrales, son univers incorpore aussi la musique. On peut présentement l’entendre au sein du groupe La Fièvre « qui propose une pop électronique hargneuse et exploratrice » (<em>Le Devoir</em>, septembre 2016).</p>
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		<title>Virginie Beauregard D.</title>
		<link>/virginie-beauregard-d/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=virginie-beauregard-d</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:30:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>PARTERRE DES MERVEILLES       nous regardons vers l’avant tirons les courroies des rêves et des événements pour grimper sur le mur gommé du désir celui qui se confond avec l’écaille du soleil       le soleil qui éclabousse l’heure à tuer un chien dans un champ en dormance ce chien que de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-VirginieBeauregard.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2802" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-VirginieBeauregard.jpg" alt="" width="1571" height="1098" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-VirginieBeauregard.jpg 1571w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-VirginieBeauregard-300x210.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-VirginieBeauregard-768x537.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-VirginieBeauregard-1024x716.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1571px) 100vw, 1571px" /></a></h2>
<h2></h2>
<h2></h2>
<h2>PARTERRE DES MERVEILLES</h2>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">nous regardons vers l’avant<br />
tirons les courroies des rêves<br />
et des événements</p>
<p style="padding-left: 120px;">pour grimper<br />
sur le mur gommé du désir<br />
celui qui se confond avec l’écaille du soleil</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">le soleil qui éclabousse l’heure à tuer<br />
un chien<br />
dans un champ en dormance</p>
<p style="padding-left: 120px;">ce chien<br />
que de toute façon<br />
le silence aura</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">tandis que nous restons<br />
pour boitiller<br />
sur notre glace bleue</p>
<p style="padding-left: 120px;">à s’habiller et à se déshabiller<br />
devant l’inconstance humide<br />
de nos meilleures relations</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">aux confins des loteries<br />
je retire le signal<br />
d’abondance</p>
<p style="padding-left: 120px;">et je marche sur un plancher qui se tient</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">dans une redondance aimante<br />
il me sert à manger<br />
et je souris<br />
l’éternité</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">comme le beurre incontestable<br />
des semaines</p>
<p style="padding-left: 120px;">une surface abstraite<br />
reçoit les regards qu’il faudrait<br />
pour que les enfants se sentent aimés</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">je mets tout sur le dos<br />
des joggeurs quatre saisons<br />
et je repense encore un peu</p>
<p style="padding-left: 120px;">aux pains plats du désert<br />
aux focales absentes des dunes<br />
au rapatriement des mains<br />
dans les chandails qu’il faut</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">et nous arrachons</p>
<p style="padding-left: 120px;">les contours de la lune</p>
<p style="padding-left: 120px;">pour que persiste</p>
<p style="padding-left: 120px;">la crevasse du matin</p>
<p><b> <b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">le sommeil<br />
est une forme<br />
de détermination</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">je reconstruis les barreaux<br />
d’un lit flottant</p>
<p style="padding-left: 120px;">endossant l’océan<br />
et ses marées humaines</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">nous empruntons<br />
les rugissements<br />
des panthères du zoo</p>
<p style="padding-left: 120px;">et l’histoire<br />
met ses doigts<br />
dans nos oreilles</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">on a gagné une terre</p>
<p style="padding-left: 120px;">ce sera le parterre des merveilles</p>
<p style="padding-left: 120px;">on fera de l’escalade sur les gestes manqués</p>
<p style="padding-left: 120px;">pour comprendre les choses par la danse et le rythme</p>
<p><b> <b><br />
<b> <b></b></b></b></b></p>
<p style="padding-left: 120px;">nous compterons sur ce vent<br />
qui remue la poussière<br />
au coin du mur</p>
<p><b> <b></b></b></p>
<hr />
<p>Tout en frayant avec les arts visuels et la musique, Virginie Beauregard D. entame une démarche d’écriture en 2005. Dès le départ, ses poèmes sont présentés sous diverses formes notamment au théâtre de Quat’Sous dans la pièce <em>Dans les charbons</em> (Loui Maufette). Virginie Beauregard D. participe régulièrement à plusieurs événements <em>off </em>ou notoires. À quelques occasions, elle fait paraître des textes dans différentes revues littéraires.<br />
En 2010, elle lance un premier recueil, <em>Les heures se trompent de but</em> (Éditions de l’Écrou). Boursière du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et bachelière en histoire de l’art, elle publie le recueil <em>D’une main sauvage</em> (Éditions de l’Écrou) au printemps 2014. C’est avec ce second livre que Virginie Beauregard D. est finaliste du prix Émile-Nelligan 2015.<br />
Au cours de la dernière année, Virginie Beauregard D. contribue à l’anthologie <em>Femmes rapaillées </em>(éditions Mémoire d’encrier) avec la suite poétique <em>De la neige rare</em>. D’autre part, elle écrit les vingt-et-un poèmes de l’exposition itinérante <em>Visages de lumières</em> organisée par la Société de la Trisomie-21 visant la sensiblisation à la réalité des personnes vivant avec le syndrome de Down. Elle est invitée par la délégation générale du Québec à Mexico à proposer le Spectacle d’ouverture de l’événement<strong>. </strong>Elle est aussi lauréate du prix Jean-Lafrenière–Zénob 2016 décerné au Festival International de la poésie de Trois-Rivières.</p>
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		<title>Jennifer Bélanger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:29:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Le don de vie est double : il est aussi don de mort. Les mères mettent au monde des filles et, avec elles, la douleur de la perte. Ces filles ne sont pas à l’abri. Elles disparaissent. Passent des vies entières comme fantômes, sont violentées. Détruites. La violence arrive par le corps, à travers [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-JenniferBelanger.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2780" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-JenniferBelanger.jpg" alt="" width="1235" height="1608" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-JenniferBelanger.jpg 1235w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-JenniferBelanger-230x300.jpg 230w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-JenniferBelanger-768x1000.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-JenniferBelanger-786x1024.jpg 786w" sizes="(max-width: 1235px) 100vw, 1235px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le don de vie est double : il est aussi don de mort. Les mères mettent au monde des filles et, avec elles, la douleur de la perte. Ces filles ne sont pas à l’abri. Elles disparaissent. Passent des vies entières comme fantômes, sont violentées. Détruites. La violence arrive par le corps, à travers lui. La mort est partout sur leur peau. Ainsi, il y a des mères qui cachent leur fille le plus longtemps possible dans leur ventre. Elles retiennent les débordements, préfèrent se dédoubler au lieu de donner naissance.</p>
<p>—</p>
<p>Les cris et les pleurs enterrent le mal de ventre de ma mère. La douleur se glisse sur mon corps comme première transmission, le marque d’une tache de naissance indélébile. Sous mon sein gauche, la preuve irréfutable d’être née. Enveloppée d’un linceul blanc, je suis hospitalisée et demeure sous les machines pendant deux mois. La peur de ma mère. Elle me dira : <em>la peur de te perdre</em>. J’entendrai <em>: la peur d’avoir mis au monde une fille. </em></p>
<p>—</p>
<p>Les femmes tracent, avec leur corps, une iconographie du spectre : elles portent, dès la naissance, une robe blanche qui s’agrafe à leur chair.</p>
<p>—</p>
<p>Ces femmes avant elle, d’où venaient-elles? Qu’avaient-elles en commun, sinon cette honte qui coule comme une tare dans nos veines, cette honte qu’il faut retourner pour fabriquer un nouveau sens à nos existences? Qui sont celles qui ont offert, à ma mère, cette fatigue immémoriale qui l’habite? Qui sont ces femmes qui se sont dérobées dans le temps et dont les noms ne me disent rien? Il m’arrive de penser que cette filiation qui m’est inconnue me déracine, m’empêche de m’appartenir réellement.</p>
<p>—</p>
<p>Ses mains dansent maladroitement sur mon front. Elle vérifie souvent si je fais de la fièvre. Peut-être espérait-elle me trouver malade chaque matin, que mon corps, prématuré et fragile, lui fasse prendre conscience de sa propre souffrance. Je me répète ses mots : <em>la peur de te perdre. </em><br />
J’entends : <em>la peur d’être mère</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Jennifer Bélanger est étudiante en études littéraires avec concentration en études féministes à l&rsquo;UQÀM. Titulaire d&rsquo;un DEC en création littéraire au Cégep du Vieux-Montréal, elle a entrepris, depuis quelque temps, l&rsquo;écriture d&rsquo;un recueil de poésie qui s&rsquo;inscrit dans une poétique de la filiation, habite les territoires du deuil et d’une mémoire à refaire lorsque la forme que prend la figure maternelle devient fantomatique. La parole poétique compose ici avec un possible présent qui renaît des cendres et des ruines du passé. Ces fragments sont d&rsquo;ailleurs tirés de ce travail.</p>
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		<item>
		<title>Vanessa Bell</title>
		<link>/vanessa-bell/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=vanessa-bell</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; étain animale &#160; quels mots mâches-tu quand j’émiette le silence tes métaux entre les doigts goûtent amer les avions s’éteignent au salon et tu pars une glace dans chaque poing tu ne connais pas le fleuve                          à quoi bon je me tiens droite des tiges au cou je ne plie pas les champs ont [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-VanessaBell.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2801" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-VanessaBell.jpg" alt="" width="1787" height="1703" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-VanessaBell.jpg 1787w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-VanessaBell-300x286.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-VanessaBell-768x732.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-VanessaBell-1024x976.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1787px) 100vw, 1787px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>étain animale</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>quels mots mâches-tu<br />
quand j’émiette le silence<br />
tes métaux entre les doigts<br />
goûtent amer<br />
les avions s’éteignent au salon</p>
<p>et tu pars<br />
une glace dans chaque poing<br />
tu ne connais pas le fleuve<br />
<b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b><b> </b>à quoi bon<br />
je me tiens droite<br />
des tiges au cou<br />
je ne plie pas</p>
<p>les champs ont encore de quoi couvrir</p>
<p>—</p>
<p>sûretés fusillées<br />
tu t’ériges en chaleur<br />
les bras innocents<br />
les bras bien hauts</p>
<p>les caméras attestent ton visage<br />
au salon on retient les souffles<br />
tu pourras dire que ce n’est pas vrai<br />
que ce n’est pas toi<br />
bercer désert<br />
faire mousson à nos sexes</p>
<p>drapeau blanc sur saison sèche<br />
je te rends tes saignements de nez<br />
puisque tu y tiens</p>
<p>—</p>
<p>le cœur musclé<br />
à force de tisser roche<br />
pourquoi faut-il toujours<br />
le noir de mes ongles<br />
portés aux instances</p>
<p>la force manque<br />
le banal traîne<br />
il me semble que tu devrais m’offrir<br />
des chaudières de sagne</p>
<p>—</p>
<p>je suis lente dans l’existence<br />
un diésel voilé<br />
une joie              par exemple</p>
<hr />
<p>Vanessa Bell vit entre Trois-Rivières et Québec. Son travail explore la notion de l’intime et du territoire à travers différents champs artistiques. Active au sein de la communauté culturelle de Québec, sa parole fait écho aux radios CHYZ, CKIA et CKRL ainsi que sur le Web, de concert notamment avec le Carrefour international de théâtre de Québec. Militante, ses mots sont également portés par des revues féministes. Sa pratique plurielle l’a amenée à présenter son travail et nombre de collaborations dans divers lieux, dont le Musée national des beaux-arts de Québec, le festival littéraire Québec en toutes lettres, la Maison de la littérature de Québec, l’Off-festival de poésie de Trois-Rivières, le Lieu | Centre en arts actuels. Le numéro poésie de <em>Françoise Stéréo</em> ainsi que le lancement-performance <em>CHAMBRES</em> présentés dans le cadre du Mois de la poésie de Québec sont tous deux réalisés sous sa direction artistique. Ses projets présents conjuguent art audio, arts numériques, arts visuels, performance et poésie.</p>
<p>Cet article <a href="/vanessa-bell/">Vanessa Bell</a> est apparu en premier sur <a href="/">FRANCOISE STEREO</a>.</p>
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		<item>
		<title>Maude Bergeron</title>
		<link>/maude-bergeron/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=maude-bergeron</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:28:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Y’a un p’tit oiseau de papier plié bleuté, Qui me regarde patienter, Contempler le vide, paralysée. Mon encéphale me bombarde, À grande lancée d’échardes contaminées par les bobos du passé, De fêtarde, de grande malade, À la personnalité limite et troublée. Braillarde qui se présume abandonnée, Bavarde à l’ego surdimensionné, Clocharde qui cale du [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-Maudebergeron.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2787" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-Maudebergeron.jpg" alt="" width="2448" height="3264" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-Maudebergeron.jpg 2448w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-Maudebergeron-225x300.jpg 225w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-Maudebergeron-768x1024.jpg 768w" sizes="(max-width: 2448px) 100vw, 2448px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Y’a un p’tit oiseau de papier plié bleuté,<br />
Qui me regarde patienter,<br />
Contempler le vide, paralysée.</p>
<p>Mon encéphale me bombarde,<br />
À grande lancée d’échardes contaminées par les bobos du passé,<br />
De fêtarde, de grande malade,<br />
À la personnalité limite et troublée.</p>
<p>Braillarde qui se présume abandonnée,<br />
Bavarde à l’ego surdimensionné,<br />
Clocharde qui cale du pus alcoolisé.</p>
<p>J’absorbe tout pour le mâcher,<br />
Le recracher dans un vomi explosé,<br />
D’émotions démesurées qui tachent mes relations impossibles.<br />
Un problème d’attache, de dépendances imprévisibles.</p>
<p>Faire le tour de ce rond vicieux,<br />
La grande roue des excessives culpabilités,<br />
L’euphorisante attention maladive qui se transfigure peu à peu,<br />
En agressives réactions, abusée.</p>
<p>Apposer les étiquettes préférées de la société,<br />
Sur ma peau mutilée, ma vulve déchirée.</p>
<p>Jugée, ridiculisée.</p>
<p>Oublier l’absurdité,<br />
Ceux qui ont tronçonné mon bas-ventre amoché,<br />
Mes boyaux qui tombent sans cesse,<br />
Et moi qui m&rsquo;abaisse,<br />
Tente de les agripper,<br />
Recoller les morceaux brisés de cette chair épaisse et bousillée.</p>
<p>Condamnée à rester cinglée aux yeux d’une humanité infectée par les misogynes préjugés.</p>
<p>Les regards avares de critiques me piquent la pellicule,<br />
L’enveloppe graisseuse, la charpente affaiblie,<br />
Jusqu’au fragile milieu de mes os cassants,<br />
Encore vivants.</p>
<p>Subsister.<br />
Essayer de fracasser ces agressions cultivées.<br />
Réparer mon cerveau lent volé pendant de longues années,<br />
Par ces bourreaux qui s’en sauvent vulgairement,<br />
Qui osent blâmer les victimes bafouées,<br />
Malgré cette absence constante de consentement répété.<br />
Violées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Grande féministe un peu excessive, Maude est enflammée par les arts visuels, littéraires et culinaires. Elle colore sa vie avec mille et un projets dans lesquels elle s’implique quotidiennement. Ayant complété des études en arts et en cuisine, elle a créé son blogue <a href="https://cuisineestudiantine.com/" target="_blank">Cuisine Estudiantine</a> en 2012 pour y partager ses gourmandes recettes principalement végés. Plus récemment, elle se consacre aussi à militer pour la promotion et l’acceptation de la diversité sous toutes ses formes via ses illustrations et ses poèmes, sur son site Les folies passagères.</p>
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		<title>Pascale Bérubé</title>
		<link>/pascale-berube/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=pascale-berube</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; OOTD &#160; je porte le métal au sol le sang de mes robes mangé par le vent je porte la fin des batailles la chanson que font mes genoux jusqu&#8217;à la ligne d&#8217;arrivée &#160; &#160; — &#160; &#160; &#160; je porte mon corps politique amoureux il explose aux cous malades des poèmes &#160; &#160; [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-PascaleBerube.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2793" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-PascaleBerube.jpg" alt="" width="2441" height="1094" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-PascaleBerube.jpg 2441w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-PascaleBerube-300x134.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-PascaleBerube-768x344.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-PascaleBerube-1024x459.jpg 1024w" sizes="(max-width: 2441px) 100vw, 2441px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2></h2>
<h2>OOTD</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte le métal<br />
au sol<br />
le sang de mes robes<br />
mangé par le vent</p>
<p>je porte la fin<br />
des batailles</p>
<p>la chanson que font<br />
mes genoux</p>
<p>jusqu&rsquo;à la ligne d&rsquo;arrivée</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte mon corps<br />
politique amoureux</p>
<p>il explose<br />
aux cous malades<br />
des poèmes</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte certaines choses belles<br />
la lumière vantarde de janvier<br />
le rose innocent de mes ongles</p>
<p>je te porte<br />
sur mon dos<br />
derrière les cris de mes oreilles</p>
<p>c&rsquo;est comme ça que je suis une femme<br />
en te portant au même endroit<br />
où je porte</p>
<p>le courage</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte mon sourire blanc<br />
comme la voix des télés</p>
<p>tenu debout<br />
en vitrine</p>
<p>excisé<br />
de toutes les lumières</p>
<p>du jour</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte le besoin d&rsquo;attention<br />
de kim kardashian</p>
<p>et une carabine<br />
que je garde là<br />
où la pousse de mes cheveux<br />
fait trembler</p>
<p>vos énigmes</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte l&rsquo;ongle dur de la lune<br />
dans mon dos</p>
<p>les bijoux<br />
laissés crevés au bord des maisons<br />
par la chienne blanche</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte hollywood</p>
<p>on y tranche la gorge des palmiers</p>
<p>garde les mères au frigo</p>
<p>pour le réveil<br />
des filles malades tombées en bas des fenêtres<br />
du château marmont</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte johnny cash le couteau sur la gorge des anges<br />
je porte mes genoux aimés à travers les canettes<br />
je porte la coupure de son nez<br />
dans l&rsquo;acidité de mes cheveux</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte des rayures<br />
et la migration des oiseaux<br />
vers les dents de la tempête</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte le visage<br />
des amis étrangers<br />
indifférents à mon sacre</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte mon corps marginal<br />
de fille</p>
<p>le désir de toujours<br />
me coucher maquillée<br />
avoir l&rsquo;air d&rsquo;avoir une vie trépidante et fantasque</p>
<p>jet-set des pauvres<br />
dents arrachées<br />
à l&rsquo;espoir dur</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte la dévotion terrible<br />
et inconditionnelle de l&rsquo;amour</p>
<p>on dira, kétaine much?</p>
<p>je dirais, l&rsquo;acte de survie à deux n&rsquo;a jamais été kétaine</p>
<p>et tout est légendaire</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte l&rsquo;asphyxie dentelée de la tempête<br />
le battement de mes cils<br />
contre le mur froid de l&rsquo;hiver</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je porte mon corps sans rancune</p>
<p>comme une cannibale</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Pascale Bérubé est une fille de l’Internet. Elle est d’ailleurs connue pour aimer l’Internet de même que son chum qui est aussi sur l’Internet. Elle s’identifie comme femme et comme princesse de l’Internet, ainsi que comme poète-artiste de performance de l’Internet. Ce n’est pas grave si le mot INTERNET est souvent répété ici, parce que c’est important.<br />
Le médium de l’Internet et plus spécialement de Facebook est au cœur de la démarche créative de Pascale qui peut s’apparenter à l’idée de selfie poétique.<br />
Elle a déjà collaboré avec les Filles Missiles et le collectif des Panthères Rouges et été publiée sur le site de Poème Sale.<br />
Sur scène, elle a été des spectacles du Collectif Exond&amp;, des Femmes À Plume et des Filles Missiles au Off-Festival de Poésie de Trois-Rivières.<br />
Sa série de poèmes <em>OOTD </em>– outfit of the day – est une référence au milieu des blogueuses mode.</p>
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		<title>Marie Darsigny</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:25:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>SEMI-LITTÉRAIRE III &#160; hyperbole &#38; procrastination YouTube, Enya, Bob Ross Toddlers &#38; Tiaras mes ongles Divalicious flattent le chat jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il morde vernis rose dans le poil beige entre deux travaux de maîtrise je rêve d&#8217;un salaire pas pire correct acheter des Palm Bay en spécial conduire ma Saturn sur la 40 dépasser la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieDarsigny.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2784" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieDarsigny.jpg" alt="" width="1254" height="1715" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieDarsigny.jpg 1254w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieDarsigny-219x300.jpg 219w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieDarsigny-768x1050.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieDarsigny-749x1024.jpg 749w" sizes="(max-width: 1254px) 100vw, 1254px" /></a></h2>
<h2>SEMI-LITTÉRAIRE III</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>hyperbole &amp; procrastination<br />
YouTube, Enya, Bob Ross<br />
Toddlers &amp; Tiaras<br />
mes ongles Divalicious<br />
flattent le chat jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il morde<br />
vernis rose dans le poil beige<br />
entre deux travaux de maîtrise<br />
je rêve d&rsquo;un salaire pas pire correct<br />
acheter des Palm Bay en spécial<br />
conduire ma Saturn sur la 40<br />
dépasser la Boutique Séduction<br />
vouloir quelqu&rsquo;un avec qui<br />
splitter la facture de St-Hubert<br />
le drame de la classe moyenne<br />
c&rsquo;est d&rsquo;être pognée à tout acheter en solde<br />
barils de ketchup, briques de fromage<br />
trio de bobettes Fruit of the Loom<br />
mon souhait le plus cher<br />
c&rsquo;est d&rsquo;avoir la garde-robe<br />
d&rsquo;Anne Dorval dans Mommy<br />
Xavier Dolan n&rsquo;a pas encore<br />
liké mon tweet<br />
alors je continue à rêver aux tapis rouges<br />
Venice avec ma robe noire<br />
le TIFF avec ma robe rouge<br />
Cinéma Beaubien toute nue<br />
je tapote sur le clavier<br />
à la recherche des souliers parfaits<br />
les mêmes que ceux d&rsquo;Angelina Jolie<br />
une vie entière à se voir<br />
dans les yeux des autres<br />
j&rsquo;ai l&rsquo;avenir décevant, dégoulinant<br />
quand on me demandera pourquoi<br />
je ne travaille pas dans « mon domaine »<br />
je répondrai</p>
<p><em>on dit que la poésie est partout</em><br />
<em> mais les poètes, elles,</em><br />
<em> trouvent leur place nulle part</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Marie Darsigny: artiste et auteure bilingue, Montréal.<br />
Papiers: BA Concordia et MA UQAM.<br />
Œuvres: <em>A Little Death Around the Heart </em>(Metatron, 2014) et <em>Filles</em> (Les Éditions de l&rsquo;Écrou, 2017)<br />
Intérêts: mélancolie, kitsch, théorie féministe, culture pop<br />
Suivre: Instagram @tristetigre et Twitter @mariedarksigny</p>
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		<title>Carole David</title>
		<link>/carole-david/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=carole-david</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:21:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq poèmes &#160; ROMANCE &#160; Si étrangement une odeur de friture mêlée à l‘huile de bébé; les vacanciers emprisonnés dans leurs chaises coquille, peu importe leur condamnation ; jusqu’ici sa courte vie, &#160; ce souhait d’avant le sommeil, elle replie ses ailes sous un coton ouaté noir acheté sur le Pier pour cacher ce qu’elle [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-CaroleDavid.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2740" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-CaroleDavid.jpg" alt="" width="1496" height="1163" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-CaroleDavid.jpg 1496w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-CaroleDavid-300x233.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-CaroleDavid-768x597.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-CaroleDavid-1024x796.jpg 1024w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-CaroleDavid-65x50.jpg 65w" sizes="(max-width: 1496px) 100vw, 1496px" /></a></p>
<h2>Cinq poèmes</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">ROMANCE</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si étrangement une odeur de friture mêlée<br />
à l‘huile de bébé; les vacanciers emprisonnés<br />
dans leurs chaises coquille, peu importe<br />
leur condamnation ; jusqu’ici sa courte vie,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ce souhait d’avant le sommeil, elle replie ses ailes<br />
sous un coton ouaté noir acheté sur le Pier<br />
<em>pour cacher ce qu’elle n’a pas</em><br />
supplie un mormon, celui qui se jette</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>à la mer habillé, <em>deviens mon mari</em>, seul<br />
cet homme l’imaginerait chauve-souris<br />
elle lui demeurerait fidèle une nuit entière</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">LA FILLE DE JÉSUS</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son bébé, les mains attachées aux épaules,<br />
bouche entreouverte, né d’un seul roman,<br />
intrigues flottantes, papillons emprisonnés<br />
dans des flacons de médicaments anti-nauséeux ;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>la mère, ses bras de renard ornés de breloques<br />
devant le chaos impénitent fume des cigarettes<br />
fabriquées sur sa vieille Singer ; elle défait des robes,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ouvre des coquilles, attend l’arrivée du père,<br />
babydoll avant les orages.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">NE TE CACHE PAS DERRIÈRE LES BANCS DE NEIGE</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Baby Love approche la mort à genoux, elle creuse<br />
avec sa pelle l’entrée du tunnel, voyageuse opiniâtre,<br />
elle atteint la voûte des cristaux complexes,<br />
une fée qui ressemble à sa mère l’y conduit</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ficelée dans ses vêtements ; tout se met à briller,<br />
vanité, lustre en cristal, Adamo chante <em>Tombe la neige</em>.<br />
Plus tôt en après-midi, elle a dessiné la tempête,<br />
un premier tunnel mène au magasin de jouets,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ses allées éclairées, les yeux clignotants des robots<br />
la guident à sa chambre rêvée, barbe à papa, lit baldaquin<br />
pour un dernier repos; quelque chose de lourd pèse<br />
sur son corps, un bras, une jambe; le ballet des déneigeuses</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>tarde à se mettre en branle, il fait chaud.<br />
<em>Comme elle fut courte, ta vie </em>*</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>*Rilke, <em>Requiem</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">L’ENLÈVEMENT DE SABINE</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ciel couvert, tribus d’hommes et de femmes<br />
végétation luxuriante, ce que l’enfant découvre<br />
le pousse au loin ; les poissons rouges du bassin<br />
l’invitent à dialoguer, la petite monnaie scintille,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>l’âme noire remonte à la surface <em>donne-moi ta main</em><br />
friandises, chasse au trésor dans le centre commercial<br />
entre les comptoirs de cosmétiques ; qui aurait pu<br />
savoir, parmi les enfants avec leur mère</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>une seule serait l’élue de son cœur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">LES ADIEUX DE MOÏRA</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le chirurgien lève les bras, expose les images du cerveau<br />
devant la famille, les conduits bleus mesurent le passé,<br />
structures nerveuses; une trentaine de filles, le visage rayé<br />
de l’une d’elles, cette ombre, un uniforme, mains jointes</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>dans une langue perdue; des coupures de vingt, de cinquante,<br />
de cent dollars flottent, on la voit minuscule coller les enveloppes<br />
d’argent sous les tiroirs, son visage désarmé, déjà tête de morte,<br />
une autre vocation la guette. Tournis échevelé, le vif de son désir</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>n’a pas réussi à apparaître. On ferme le sarcophage de laine,<br />
on la pleure; elle lisse ses cheveux tout simplement étonnée<br />
d’être absente.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Poète, romancière et nouvelliste, Carole David est née à Montréal dans le quartier Rosemont et détient un doctorat en études françaises. Elle a fait carrière dans l’enseignement collégial. Très engagée dans son milieu, elle a été présidente de la Commission du droit de prêt public (2004-2006), de la Maison de la poésie de Montréal (2006-2010) de même que du comité littérature au Conseil des arts de Montréal (2012-2015). <em>Manuel de poétique à l’intention des jeunes filles </em>(2010<em>)</em>, a reçu le prix Alain-Grandbois et a été finaliste pour le prix du Gouverneur général. Son dernier recueil, <em>L’année de ma disparition</em> (2015), a remporté le Prix des libraires, le prix Québecor du Festival international de poésie de Trois-Rivières et a été finaliste au Grand prix de la ville de Montréal. Elle se consacre maintenant à l’écriture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Denise Desautels</title>
		<link>/denise-desautels/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=denise-desautels</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:20:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>NUITS &#160; Mais il y a des nuits en nous, il faut s’en occuper. Nicole Brossard Nuit I &#160; &#160; &#160; &#160; Une salle blanche et une table sept-huit têtes penchées masquées vers une brousse de sang de boue d’organes. Le Corps même. Ses ombres creuses. Ce qu’on y fait ce qu’on y fouille – [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: left;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-DeniseDesautels.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2769" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-DeniseDesautels.jpg" alt="" width="1148" height="1646" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-DeniseDesautels.jpg 1148w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-DeniseDesautels-209x300.jpg 209w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-DeniseDesautels-768x1101.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-DeniseDesautels-714x1024.jpg 714w" sizes="(max-width: 1148px) 100vw, 1148px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: left;">NUITS</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><em>Mais il y a des nuits en nous, il faut s’en occuper.</em><br />
Nicole Brossard</p>
<p><strong>Nuit I</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une salle blanche et une table<br />
sept-huit têtes penchées masquées<br />
vers une brousse de sang de boue d’organes.<br />
<em>Le Corps même</em>. Ses ombres creuses.<br />
Ce qu’on y fait ce qu’on y fouille – rêvons sous la torture.<br />
Surtout ne pas l’abandonner à ses bourreaux.<br />
Un jour il a été tout petit. Ses paupières fourmillent d’obus.<br />
Mais laissez-le donc tranquille.<br />
Manœuvrez-moi à sa place dit la mère<br />
devant<em> La Leçon d’anatomie</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><em><br />
</em><br />
<em>Blessée. / Quelque chose se plaint, sans un mot. </em><br />
Christa Wolf</p>
<p><strong>Nuit II</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur la table de survie le froissement des voiles<br />
peau poussière et os – notre fatigue a tout noyauté.<br />
Subrepticement c’est fou l’habileté chirurgicale<br />
de ces mains sans mémoire qui ne faiblissent pas.<br />
Face à sa fin ses nuits cernées l’enfant a grandi.<br />
Une falaise – rêvons rose le corps debout.<br />
Quand l’effroi l’emporte dans les replis<br />
de la phrase. Nos draps et nos bras soudain mobilisés.<br />
Comme elle se sent ailleurs la mère.<br />
Cinq peupliers centenaires abattus devant sa porte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><em><br />
</em><br />
<em>tu marcheras comme un ange léger sur le rêve noir</em><br />
Diane Régimbald</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Nuit III</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> </strong><br />
Entre le ciel et le fond des eaux<br />
les oies blanches retenues par la force du silence.<br />
La peur a suffi – caresse venue de loin.<br />
La mère vivante comme il l’aime. Debout.<br />
Le désir enfin de ses doigts touche la chair<br />
tatouée. Loin du gouffre de la chair ouverte.<br />
Son désir masse sans retenue les lignes d’encre.<br />
Une nature morte vibre entre le cœur et le poignet.<br />
Raconte dit la mère debout qui veille<br />
sans sa voix d’ombre. Comme il l’aime.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><em>Chaque matin bouge la mort / dans la vie incertaine</em><br />
Marie-Claire Bancquart</p>
<p><strong>Nuit IV</strong><br />
<strong> </strong><br />
Un ancien bruit d’ouragan revient. Il tient<br />
la barre seul avec sa peur – le ciel tout en bas<br />
et la plus haute vague – voile sans amure. La mère.<br />
Pietà au cœur en charpie au-dessus de l’irrecevable.<br />
Elle voit le ventre béant de son fils qui tient la barre.<br />
L’océan sous ses yeux. Se voit minuscule mais<br />
dit ça va dit vivante. Comme il l’aime.<br />
<em>Reclining Mother with Child II </em>de Paula M. Becker.<br />
Un jour il a été tout petit encerclé de bras.<br />
Mère et fils face à face nus endormis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><em><br />
</em><br />
<em>Aujourd’hui / je deviens le riz froid du monde</em><br />
<em>Moon Chung-hee</em></p>
<p><strong>Nuit V</strong><br />
Il a toujours eu peur des décors d’agonie.<br />
Qu’on l’avale. Il fait froid. Jusque dans les coulisses<br />
de la langue de celle qui le berce. Rien alentour<br />
n’est assez vaste pour l’indéfini sans frontière<br />
qui pousse en brouillard dans la chambre.<br />
La scène. Un lit de violets sombres où viennent<br />
se blottir des proies intimes. Elle les veille.<br />
Elle aimerait dire beauté – quelle beauté.<br />
Comme si elle avait perdu de vue tous ses repères.<br />
Où est passé le petit corps d’océan se demande la mère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><em>Mort est une seule syllabe.</em><br />
Isabelle Baladine Howald</p>
<p><strong>Nuit VI</strong><br />
C’est plus fort qu’elle – rêvons que tout brûle.<br />
Le goût du gouffre planté dans sa nuit.<br />
La nuque haute et jaune bien<br />
au-dessus du bûcher. Et le ciel tombe de chaque côté.<br />
L’écho encore de la lame et du mal. Et <em>mort</em><br />
prolifère dans ses vocalises mélancoliques.<br />
Le fils dirait laisse-moi oublier laisse-moi être sans voix.<br />
Endormi au milieu des algues filantes<br />
et des grands oiseaux d’ombre.<br />
Loin de la syllabe volubile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Le texte <em>NUITS</em>, accompagné d’une peinture et de six estampes d’Yves Picquet, est paru en livre d’artiste tiré à 12 exemplaires, en juillet 2016, aux éditions Double Cloche à Plouédern (Bretagne).</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Née à Montréal, elle a publié plus de vingt recueils de poèmes et récits qui lui ont valu de nombreuses distinctions, parmi lesquelles le Grand prix Québecor du Festival international de la poésie de Trois-Rivières à deux reprises, le prix du Gouverneur général du Canada, le prix de la Société Radio-Canada, le prix Athanase-David et le Prix de Littérature Francophone Jean Arp. Plu­sieurs de ses textes sont parus dans des an­thologies, au Québec et à l’étranger, et ont été traduits dans diver­ses lan­gues. Son best-seller, <em>Tombeau de Lou,</em> publié aux Éditions du Noroît en 2000, est paru en catalan, en 2011, à Barcelone (<em>Tomba de Lou</em>, trad. Antoni Clapés), en anglais, en 2013, à Toronto (<em>Things that Fall</em>, trad. Alisa Belanger) et en espagnol, en 2015, à Guadalajara (<em>Sepulcro de Lou</em>, trad. Silvia Pratt). Liée à plusieurs titres au monde des arts visuels, elle a collaboré à plusieurs expositions – dont la toute dernière, <em>De la chair au continent­<sub>. </sub>Une pietà</em>, en compagnie de l’artiste Louise Viger et du musicien Éric Champagne, présentée chez Circa art contemporain, en 2012, et à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, en 2016 – ainsi qu’à une vingtaine de livres d’artiste réali­sés au Québec, aux Éditions Ro­selin, en France et en Belgique, chez Collectif Génération, aux Éditions Double Cloche, La Sétérée et Tandem, entre autres. Ces ouvrages ont fait partie d’expositions d’envergure, et plusieurs ont été acquis par des musées et d’importantes bibliothèques, tant au Québec et au Canada qu’aux États-Unis et en Europe. Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec et de l’Ordre du Canada.</p>
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		<title>Roxane Desjardins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:19:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>je détourne la tête &#160; &#160; misère tes beaux yeux saouls : assez qu’ils renversent la foule. faux, saouls, sans objet pourtant (la beauté est immonde si dépourvue de cils et de soies) or il y a de quoi se démettre, ravaler les poisons, je n’ai plus rien à donner et s’il faut couper mes extrémités [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-RoxaneDesjardins.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2795" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-RoxaneDesjardins.jpg" alt="" width="1274" height="1730" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-RoxaneDesjardins.jpg 1274w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-RoxaneDesjardins-221x300.jpg 221w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-RoxaneDesjardins-768x1043.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-RoxaneDesjardins-754x1024.jpg 754w" sizes="(max-width: 1274px) 100vw, 1274px" /></a></h2>
<h3 style="text-align: left; padding-left: 60px;">je détourne la tête</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">misère tes beaux yeux saouls : assez qu’ils renversent la foule.<br />
faux, saouls, sans objet pourtant (la beauté est immonde<br />
si dépourvue de cils et de soies) or il y a de quoi se démettre,<br />
ravaler les poisons, je n’ai plus rien à donner et s’il faut couper mes extrémités caressantes pour dire<br />
« je n’ai plus rien à donner »<br />
(femme chaude femme émue monnaie lourde vainqueure<br />
aux ligaments essentiels) non je n’ai pas de manières, tiens : mes seins sont vides.<br />
ce n’est pas ta faute, tu débordes, c’est bien malgré toi,<br />
j’encaisse (surtout l’ironie) :<br />
je serai là,<br />
je te consolerai.</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">*</p>
<p style="padding-left: 60px; text-align: justify;">rien ne vaut un poème pour rabattre sur toi le couvercle (ciel) (cercle) (valse ignoble des rimes ramassées dans les obliques millénaires, mon ventre, millénaire et glapissant)<br />
ronde, tu dis « fidèle et vierge et fière, tu dois être fière », elle s’obstine : aucune raison d’en douter,<br />
je me fatigue plantée là à tenir les poutres<br />
au cas où l’horizon se scellerait.<br />
c’est vrai, il faut ces féroces et ces allumeuses,<br />
catins scintillantes au large de mon sourire pastel,<br />
les leçons depuis longtemps englouties : demande pardon, demande grâce, supplie, fends-toi, trouve ton agilité, ta césure –<br />
je me tiens tranquille, je montre à qui le demande mes mutilations<br />
et lorsque tu avances pour toucher, j’acquiesce : je dégénère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Roxane Desjardins est née à Montréal. Elle a publié <em>Ciseaux</em> (2014, prix Émile-Nelligan, prix Félix-Leclerc de poésie) et <em>Moi qui marche à tâtons dans ma jeunesse noire</em> (2016) aux Herbes rouges.</p>
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		<title>Sandrine Deumier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:19:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Télémaque [Data recovery &#8211; version d’essai gratuite] &#160; 0. [until the light takes us] &#160; &#160; &#160; 1. On track. Notifications (3). Dashboard. Prochaine destination &#8211; 43°18’15.79’’ N 5°23’07.04’’ E. Température ressentie : 23°. Prévision probabiliste sur très faible incertitude. Modifier votre profil. Voir votre profil public. Modifier vos préférences. @si proche. Courbure d’espace-temps ressentie : [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-SandrineDeumier.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2797" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-SandrineDeumier.jpg" alt="" width="1164" height="1590" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-SandrineDeumier.jpg 1164w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-SandrineDeumier-220x300.jpg 220w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-SandrineDeumier-768x1049.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-SandrineDeumier-750x1024.jpg 750w" sizes="(max-width: 1164px) 100vw, 1164px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: right;">Télémaque</h2>
<p style="text-align: right;">[Data recovery</p>
<p style="text-align: right;">&#8211; version d’essai gratuite]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">0.<br />
[until the light takes us]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">1.<br />
On track. Notifications (3). Dashboard. Prochaine destination &#8211; 43°18’15.79’’ N 5°23’07.04’’ E. Température ressentie : 23°. Prévision probabiliste sur très faible incertitude. Modifier votre profil. Voir votre profil public. Modifier vos préférences. @si proche. Courbure d’espace-temps ressentie : totale. Data recovery. Version d’essai gratuite.</p>
<p>&#8211;       C’est quoi déjà ton dernier pseudo ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">2.<br />
Soft-butterfly. Exercises-in-self-erasure : ERASE IRL. Désinhibition totale sélectionnée. Maximiser la compatibilité. @ Addiction totale. F.lux &#8211; software to make your life better. Test obligatoire.</p>
<p>&#8211;      T’as pensé à quoi la dernière fois que tu m’as vue ?</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&#8211;      Share. Retweet if you like.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">3.<br />
Opération addictive &#8211; ingénument sur facilités désabusées. Réfractions 789.89053. Nouvel-Accès. Totalité restrictive sur excès. Référencement : Real Time. Self-Story. Timeshare &#8211; options illimitées. Vente en ligne sur réactivité pré-testée. Ligne de subjectivation détournée en exagération sur la limite. Activation : 78% de temps de réinitialisation avant contrôle. Modifier le brouillon. Se déconnecter. Option Packaging Love-Story. Dose de prévente originelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">4.<br />
« Entrée dans l’étage terminal » susurre la voix symptôme-Mermaid Episode Webcam-790. Code latex. Lotus eater &#8211; autofictions virtuelles. Compatibilité &#8211; scandaleusement accessible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">5.<br />
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">6.<br />
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">7.<br />
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">8.<br />
Je m’assois dans le Siège Bleu-édulcoré du Grand-hôtel d’attraction. Coercitions sous accès. Alignements des données sur suivi. Code [Archê] &#8211; statut autorisé. Réglages du Réel. Certifications hybrides &#8211; en chair IRL : 97%. Condition d’utilisation optimale. Vérification de la compatibilité des modules &#8211; cocher la case adéquate.  Autorisation des surfaces transitoires sur les secteurs choisis : autonomies-virtuelles sur cache combinatoire. Hyper-accès &#8211; testeur aux commandes. Créer une publicité.</p>
<p>&#8211;      Prohibition is over.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">9.<br />
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<p>&#8211;      Enjoy.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">10.<br />
Je jette mon dévolu sur la plage au Radar. La Girl Nextdoor refait surface &#8211; via autre selfie révélé. Ultra-top. Oreille en bouche sur coquillage. Échancrure prononcée au bombé sur le torse inouï. Exhalaisons de poudres-Coco sur chevelure ultra-torride &#8211; dommage collatéral en réserve. #Créerunealerte. Artist must be beautiful. Autosuggestion. Self-stimuli. Self-System contrôlable. Surface de like : illimitée. Réévaluations. Ultra-love. Accentuations des stimuli. Extended Life. Accès No-limit-for-vision. Nike aux pieds. So perfect. So cute. So sweet. So sexy &#8211; sauvagement.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;     T’as pas envie de te faire refaire les seins ? me demande brusquement l’Ambassadrice-Marmaid 493 à l’autre bout de l’Ecran &#8211; cadrage en Flou-net dans l’IPhone.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">11.<br />
Love-Beauty. Up to 50% off. Happy to see you again &#8211; généreusement sous Soft-addict. Documentation annexe. Fonction thêta sur lightskyblue &#8211; désertification accélérée. Fake. #87CEFA. Forward. Hors-consciences. Recherches initiales. Complex theta minus0point1times e i pi 0point1. Domaine public &#8211; afficher les conditions. Mentions légales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px;">12</p>
<p>&#8211;      Welcome in NewLife &#8211; programme de réinitialisation humaine avancée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">13.<br />
Follow your fears &#8211; en accès sur paiement sécurisé. Le contenu de cette publicité sera généré dynamiquement au moment de son rendu. Fast Delivery. Buy now. Je me réveille à moitié noyée dans le fond de la piscine. 16:09. Safety-World. Temps d’absence minimal. Service mobile : BornToProtect.</p>
<p>&#8211;      Let’s go away for a while.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">14.<br />
Nouveau code d’accès : Télémaque. Service xMS+. Mention légale. Contrôle optimal. Te toucherai intimement programmée. Note 441. Offre globale à forte valeur ajoutée.   Électromagnétisme fulgurant &#8211; Maxwell’s Equations en option. Dimension des attributs persuasifs. Anticipation des trajectoires autonomes &#8211; la porte de la chambre est ouverte. Je marche vers l’accès-Visible. Balbutiements lumineux aux doigts. Pertes pures. Son corps d’éphèbe dans la lumière à l’aube. Affectation sensible sur totalité des corps desservis : en chair IRL 43%. Inter-inactivité : 03:22. Testeurs tactiles en implant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">15.<br />
This message was created automatically by mail delivery software. A message that you sent could not be delivered to one or more of its recipients. This is a permanent error. The following address(es) failed. Raréfactions. Passages. Crissements résiduels. Vitesse de propagation sur désincarnation atmosphérique. Vitrifications processuelles. État émotionnel stable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">16.<br />
Télémaque m’attend dans le bureau 789 &#8211; Service et application xMS+, audiotex, web. Solutions mobiles et multimédia.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">17.<br />
&#8211; Tu toucheras l&rsquo;intégralité de tes utilisateurs avec ce Nouveau-dispositif, me dit Télémaque en m’insérant une microparticule dans l’avant-bras.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">18.<br />
Réinitialisation des données. Failure &#8211; in NewLife 2.0. Secteurs variables. Seuil de décision et limite de détection : identités instables. Fluctuations. Puissance de substitution maximale. Pan 890.977. Forces viables : 16%. Fournitures allouées. Télémaque me sourit dans l’Écran &#8211; étamines bleues perforées en bouche. Œil luisant. Nature ondulatoire. Services multiples. Je prends la carte qu’il me tend au-dessus de son bureau. Contact@telemaque.fr. Pulsions de contrôle autorisées. Interaction mutuelle. Immunisation. Taux de survie approximative : 3%.</p>
<p>&#8211;      I am live.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="padding-left: 30px; text-align: justify;">19.<br />
Erreur. Cette boîte de dialogue a rencontré un paramètre incorrect. API Error Code: 100. Description : Invalid parameter.</p>
<hr />
<p>Auteure, vidéaste, performeuse (Toulouse, France)<br />
De sa double formation philosophique et artistique,<a href="http://sandrinedeumier.com/" target="_blank"> Sandrine Deumier</a> construit une œuvre poétique protéiforme axée sur la question des mutations technologiques et de la place performative de la poésie conçue au travers des nouvelles technologies. Utilisant la matière du mot comme image et l’image comme vecteur du mot, elle développe un travail à la jonction du médium vidéo et de la poésie sonore en les considérant comme des dispositifs sensibles pour exprimer une forme de matière inconsciente du soi. Processus d’écriture et matière mobile de l’image fonctionnent alors dans un reflux sous-jacent de significations qui renvoient au vacillement du réel et à ses transferts de réalité via des structures de pensées inconscientes. Son travail se compose essentiellement de textes poétiques, de vidéopoèmes, d’installations multimédias et de performances poétiques audiovisuelles en collaboration avec des compositeurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Isabelle Dumais</title>
		<link>/isabelle-dumais/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=isabelle-dumais</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:18:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’os noirs inquiets &#160; Quand j’étais enfant, le luxe, c’était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de la mer. Plus tard, j’ai cru que c’était de mener une vie d’intellectuel. Il me semble maintenant que c’est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleDumais.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2778" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleDumais.jpg" alt="" width="1779" height="1365" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleDumais.jpg 1779w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleDumais-300x230.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleDumais-768x589.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleDumais-1024x786.jpg 1024w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleDumais-65x50.jpg 65w" sizes="(max-width: 1779px) 100vw, 1779px" /></a></h2>
<h2>D’os noirs inquiets</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;"><em>Quand j’étais enfant, le luxe, c’était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de la mer. Plus tard, j’ai cru que c’était de mener une vie d’intellectuel. Il me semble maintenant que c’est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme.</em><br />
Annie Ernaux, <em>Passion simple</em></p>
<p>I.</p>
<p>Il fallait voir nos visages intermittents.</p>
<p>Des plis bleuâtres et secs apparus ouverts.<br />
Par moments clairs et opportuns.<br />
Le milieu d’une roseraie en plein bar.</p>
<p>Une largeur de siècle étalée au jardin<br />
où poussent nos coudes écornés<br />
déployée pareillement sans réserve.</p>
<p>C’était neuf des coches rapportées<br />
dans nos cahiers. Comme déserts<br />
frustres calcinés. Fusain. Nos mots.</p>
<p>Nous dessinions opaques nos os superposés.<br />
Personne ne voyait. Pas même nous.<br />
Ou si. Peut-être. Perplexes.</p>
<p>II.</p>
<p>Il fallait voir nos épaules lancées derrière.</p>
<p>Nos frôlements défaits répétés.<br />
(C’était au ralenti que nous aimions.<br />
Image par image.)</p>
<p>Précautions des cœurs machines<br />
à broyer les vouloirs.<br />
Efficace folklore effronté vermeil.</p>
<p>Les petitesses dorées des choses<br />
dans les mains closes trop vieilles pour<br />
rapiécer ensemble nos peaux lâches.</p>
<p>J’ai dit : <em>Je n’ai rien de céleste.</em><br />
<em> Pas même le bleu. Sauf peut-être l’espace.</em><br />
Tu n’as pas répondu.</p>
<p>J’ai ajouté : <em>Le fleuve est beau</em><br />
<em> même sans le ciel renversé las.</em><br />
Tu n’as pas répondu.</p>
<p>Et le fleuve a coulé.<br />
Nos émois dans le chenal<br />
flottant vers la mer.</p>
<p>III.</p>
<p>Il faut voir nos bras dispersés.</p>
<p>Quelques matins peut-être à consigner<br />
des soleils brisés. Devons-nous croire?<br />
(Nous qui sommes douceur.)</p>
<p>J’attends trouble et vérité.<br />
Le temps casse la vitrine perdue.<br />
Je n’ai pas les enjeux tristes.</p>
<p>Tu prédis une catastrophe<br />
somptueuse qui n’arrive pas.<br />
Des peines horizontales fêlées à ras bord.</p>
<p>Rien n’étend les corps.<br />
Les os noirs inquiets seulement<br />
perdurent saccadés.</p>
<p>IV.</p>
<p><em>Comment aimer ouverts et égarés?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Isabelle Dumais est écrivaine et artiste en arts visuels. Ses œuvres ont été présentées au Québec et à l’étranger, notamment en Italie, en Suède, au Japon et à Taïwan. Elle a fait paraître des textes en revue et participé à diverses lectures publiques au Québec et à Paris. Aux Éditions du Noroît, elle a fait paraître <em>Un juste ennui</em> (2010) et <em>La compromission</em> (2013). Elle enseigne les arts visuels au cégep et vit à Trois-Rivières.</p>
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		<title>Isabelle Forest</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:18:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; les petites filles vont à l’abattoir à l’ombre des contes de fées se font dévorer crues par leur soif d’amour la mort s’avale bouchée par bouchée tes 12 ans visage de fillette &#124; poitrine de femme &#124; hanches de garçon ton corps si magnifiquement imparfait mais la pomme empoisonnée miroir miroir qui est la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleForest.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2779" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleForest.jpg" alt="" width="980" height="1437" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleForest.jpg 980w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleForest-205x300.jpg 205w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleForest-768x1126.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-IsabelleForest-698x1024.jpg 698w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>les petites filles vont à l’abattoir<br />
à l’ombre des contes de fées<br />
se font dévorer crues par leur soif d’amour<br />
la mort s’avale bouchée par bouchée</p>
<p>tes 12 ans<br />
visage de fillette | poitrine de femme | hanches de garçon<br />
ton corps si magnifiquement imparfait</p>
<p>mais la pomme empoisonnée</p>
<p>miroir miroir<br />
qui est la plus belle<br />
d’entre toutes les femelles usinées<br />
tous ces corps sans étonnement<br />
refaits lissés lissés lissés</p>
<p>ma fille<br />
ma plus tellement petite<br />
ta docilité m’affole</p>
<p>miroir miroir<br />
que brises-tu en elle<br />
qu’as-tu brisé en moi</p>
<p>huile d’argan – exfoliant – coloration capillaire &#8211; manucure &#8211; crème de jour &#8211; démaquillant &#8211; mascara &#8211; baume à lèvres &#8211; vernis à ongles &#8211; fond de teint &#8211; poudre bronzante &#8211; crème de nuit &#8211; gel coiffant &#8211; masque d’argile &#8211; fixatif &#8211; huile de bain &#8211; bain moussant &#8211; gel douche &#8211; cache-cernes &#8211; ombre à paupières &#8211; eyeliner &#8211; fard à joues &#8211; crème épilatoire &#8211; crayon à lèvres &#8211; silicone &#8211; botox &#8211; bain de boue &#8211; facial &#8211; drainage lymphatique &#8211; rallonges capillaires &#8211; gaine &#8211; coke diète &#8211; yogourt 0 % &#8211; bonbons sans sucre &#8211; laitue iceberg &#8211; céleri &#8211; Weight Watchers &#8211; Minçavi &#8211; Montignac &#8211; aérobie &#8211; pilates &#8211; yoga &#8211; spinning &#8211; jogging &#8211; culotte brésilienne &#8211; porte-jarretelles &#8211; talons aiguilles &#8211; soutien-gorge à balconnière &#8211; blanchiment des dents &#8211; crème décolorante pour moustache &#8211; eau de rose nettoyante &#8211; pierre ponce anti corne &#8211; épilation laser à la cire froide chaude &#8211; électrolyse-coupe bikini &#8211; augmentation mammaire &#8211; liposuccion &#8211; gastroplastie &#8211; anorexie &#8211; boulimie</p>
<p>la pomme empoisonnée<br />
ma princesse<br />
a le ver grouillant partout</p>
<p>tu te souviens cet été<br />
à Cuba<br />
la gêne de ton corps sur la plage<br />
et Che Guevara</p>
<p>miroir miroir<br />
que dirais-tu de ça toi<br />
une révolution</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Isabelle Forest est poète, romancière et artiste en arts littéraires. Son travail en poésie a été récompensé par plusieurs prix (Piché, Félix-Leclerc, Radio-Canada, Félix-Antoine-Savard). Elle a dirigé de nombreux projets de production et de diffusion des arts littéraires : spectacles, courts métrages poétiques, capsules radiophoniques, parcours et spectacles déambulatoires, expositions, interventions et performances dans l’espace public, etc. Elle a également été directrice artistique du volet littéraire du festival Relève en Capitale de la mesure Première Ovation de la Ville de Québec, éditions 2010 et 2011. À l’été 2011, elle participait au festival Poetry Nights de Cuerta de Arges en Roumanie et à l’automne 2012, au Festival international de poésie des sept collines de Yaoundé, au Cameroun. En 2013, elle recevait le prix de la personnalité littéraire de l’année de L’Institut Canadien de Québec. Elle a été directrice artistique du Bureau des affaires poétiques (Printemps des Poètes) et du Mois de la Poésie pendant plusieurs années. Elle est actuellement coordonnatrice des activités littéraires de la Maison de la littérature, à Québec.</p>
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		<title>Amélie Gillenn</title>
		<link>/amelie-gillenn/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=amelie-gillenn</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:17:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>I. Ils ont fait don d&#8217;anthrax envoyé par colombe Nous avons ouvert la poudre aux yeux Leurs visages à roues de Troie était-ce vraiment l&#8217;amour ou un fixe dans l&#8217;oeil? 1000 ans à retrouver nos organes Ces amants матрёшки qui sont passés ou restés vissés de travers font grincer l&#8217;effarouchement de nos bois J&#8217;ai (malheureusement) [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-AmelieGillen.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2735" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-AmelieGillen.jpg" alt="" width="1208" height="1601" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-AmelieGillen.jpg 1208w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-AmelieGillen-226x300.jpg 226w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-AmelieGillen-768x1018.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-AmelieGillen-773x1024.jpg 773w" sizes="(max-width: 1208px) 100vw, 1208px" /></a></h2>
<p><strong>I.</strong><br />
Ils ont fait don d&rsquo;anthrax<br />
envoyé par colombe<br />
Nous avons ouvert<br />
la poudre aux yeux</p>
<p>Leurs visages à roues de Troie<br />
était-ce vraiment l&rsquo;amour<br />
ou un fixe dans l&rsquo;oeil?<br />
1000 ans à retrouver nos organes</p>
<p>Ces amants матрёшки<br />
qui sont passés ou restés<br />
vissés de travers<br />
font grincer l&rsquo;effarouchement de nos bois</p>
<p>J&rsquo;ai (malheureusement) baisé la peur<br />
Je veux maintenant braiser la honte<br />
évanouir les hydres<br />
laissées comme sigiles</p>
<p>Je ne sais plus qui je suis<br />
mais je sais ce que je ne suis pas<br />
ni le fer rougi<br />
ni l&rsquo;aspic des lèvres</p>
<p>Je te fais don du saule<br />
du bulnesia sarmentoi<br />
d&rsquo;une grive d&rsquo;une tourterelle<br />
de l&rsquo;asclépiade bénie</p>
<p>(Un jour, ils deviendront des ex-voto)</p>
<p>Je n&rsquo;ai pas la morphine pour l&rsquo; hier<br />
Je ne peux ouater le demain<br />
J&rsquo;apothicaire l&rsquo;aujourd&rsquo;hui<br />
d&rsquo;un mélange de nos cendres</p>
<p>Tu auras les yeux scellés<br />
J&rsquo;étendrai la glaise et le miel<br />
de mes mains qui prient<br />
sur ton corps d&#8217;empoisonné</p>
<p>Je te dirai:<br />
« Ils sont partis. Et je suis là.<br />
J&rsquo;ai sucé le venin à ta plaie<br />
Tu peux aimer en paix, va. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>***</p>
<p><strong>II.</strong><br />
Nous croyions<br />
que nous creusions nos tombes<br />
à vouloir colmater nos affres<br />
mais voilà que derrière<br />
toute cette terre rognée<br />
a érigé un collier<br />
de montagnes de silicium<br />
et de runes prophétiques<br />
sommets de coupe glacée<br />
à caresser les stratus</p>
<p>Mes mains prient de prendre tes mains<br />
Mes pieds foulent la lisière de ton réel<br />
faille en pente douce et instable<br />
à rendre jaloux les mystères  d&rsquo;Erebus<br />
Combien de fois<br />
ai-je voulu dire « moi aussi  »<br />
comme une clameur qui honnit<br />
et que je tais?<br />
Je ne veux plus être l&rsquo;ombre de personne<br />
surtout pas la tienne<br />
Ce soir je te crie:<br />
« Moi aussi! Moi aussi! »<br />
comme un cristal au soleil</p>
<p>***</p>
<p><strong>Nécrologie</strong></p>
<p>Tu seras morte une galaxie<br />
au travers de la tête<br />
ou d&rsquo; une collision<br />
avec une malachite<br />
je ne saurais dire<br />
je ne suis pas coroner<br />
et je n&rsquo;ai jamais visité Versailles</p>
<p>Tu feras quelques bulles de bave<br />
sans avoir eu le temps<br />
de vagir tes noms importants<br />
ton dévisage<br />
tes yeux soufflés de Murano<br />
dans un dernier éclat<br />
à mille fragments<br />
devenus semi-précieux<br />
une milliseconde<br />
avant<br />
On se souviendra que<br />
Tu aimais à croire<br />
Que tu irais loin et creux et noir<br />
l&rsquo;astrologie nécrologique<br />
à l&rsquo;appui<br />
plié en bandouilère<br />
qui te prédisait<br />
un manoir en Vénus<br />
avec des bras<br />
et plein de tiroirs<br />
à remplir<br />
ta cosmogonie</p>
<p>Tu avais l&rsquo;air<br />
plus freak encore<br />
On aurait juré croiser<br />
une peinture cubiste<br />
accidentée<br />
avec une Shakti<br />
de mauvaise foi<br />
une foirasse foraine<br />
à se donner, toujours<br />
À se donner gratis<br />
à se donner<br />
surtout<br />
en spectacle<br />
sur les routes à battre<br />
pour la liesse<br />
ou le silence à venir</p>
<p>La femme à barbe<br />
qu&rsquo;on t&rsquo;appelait<br />
dans ton dos<br />
et ton dos<br />
parèdre<br />
les toisait<br />
de tes omoplates clairvoyantes</p>
<p>Tu aimais dire tendrement<br />
« Touche la barbe-à-maman! »<br />
J&rsquo;entendrai longtemps après<br />
ta disparition<br />
ce que tu riais seule<br />
Au bout de ton menton<br />
ce que tu voulais dire<br />
par tant de syntaxe abrupte<br />
qui rentrait fort<br />
et sortait doux<br />
quand on te demandait<br />
la vérité</p>
<p>Tu avais ce don<br />
d&rsquo;engrammer<br />
tout sur ton passage<br />
cellule par cellule<br />
de ton regard de vol d&rsquo;étourneaux<br />
Au-dessus de nos vies métropoles<br />
de gratte-cieux urticaires<br />
en Béton-kalashnikov<br />
grises et meublées du vide</p>
<p>Tu me manqueras tant<br />
toi et ton asthme de Taos<br />
Je garde en moi les géodes<br />
de nos silences<br />
maintenant que tu t&rsquo;analèmes<br />
dans le vertige du 8 infini</p>
<hr />
<p class="TextBody">Amélie Gillenn est née au cimetière Notre-Dame-des-Neiges entre deux vols de passerins indigo. Elle se définit comme écrivaine, passeuse, miroir, pont, aven, asclépiade, mère, amoureuse et féministe.</p>
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		<title>Marie-Andrée Godin</title>
		<link>/marie-andree-godin/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=marie-andree-godin</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; A girl gone wild Am I a girl gone wild? dans les couloirs d’aéroport où j’ai pas mis de soutien-gorge sous ma camisole douce laisser passer tes mains à l’aise à travers de nos écrans de cellulaires I strongly feel like having sex with you fort _ sérieuse game de Battleship   ton pénis-torpille [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieAndreeGodin.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2783" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieAndreeGodin.jpg" alt="" width="2214" height="1698" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieAndreeGodin.jpg 2214w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieAndreeGodin-300x230.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieAndreeGodin-768x589.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieAndreeGodin-1024x785.jpg 1024w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MarieAndreeGodin-65x50.jpg 65w" sizes="(max-width: 2214px) 100vw, 2214px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>A girl gone wild</em><br />
<em>Am I a girl gone wild</em>?<br />
dans les couloirs d’aéroport<br />
où j’ai pas mis de soutien-gorge<br />
sous ma camisole douce<br />
laisser passer tes mains à l’aise<br />
à travers de nos écrans de cellulaires</p>
<p><em>I strongly feel</em><br />
<em>like having sex with you</em><br />
fort</p>
<p>_</p>
<p>sérieuse <em>game</em> de <em>Battleship</em><br />
<em> </em><br />
ton pénis-torpille<br />
que j’arrête pas d’imaginer<br />
me coule toute au complet par en bas</p>
<p>_</p>
<p>un <em>calm fuck</em><br />
long, pis large, pis qui finit pas<br />
avec tes doigts<br />
pis avec ta langue<br />
pis avec ton accent pas possible<br />
qui me rentrent dans toutes les trous</p>
<p>_</p>
<p><em> </em><br />
tendue d’attente<br />
de peau pores lousses<br />
impétrie<br />
imbattue<br />
impatiente</p>
<p>vibromasseur à distance</p>
<p>_</p>
<p>quand je pisse au vent<br />
c’est à toi que je pense<br />
quand je pense<br />
que je suis <em>wild</em></p>
<p>_</p>
<p>touchée-coulée</p>
<p>mouillée<br />
jusque dans les <em>shoes</em>-claques</p>
<p>_</p>
<p>la question intime<br />
et l’orgasme plein</p>
<p>la <em>blue light </em>des sextos à minuit<br />
la bouche toute autour de toi<br />
me crosser l’orthographe<br />
pis revenir, temps en temps,<br />
détremper mon désir avec les doigts</p>
<p><em> </em><br />
<em> </em></p>
<hr />
<p>Marie-Andrée Godin est née en 1986. Elle ne sait plus où elle vit tellement elle est partie souvent. Elle est artiste en arts visuels. Elle fait de la performance. Elle écrit de la poésie. Elle fait aussi des fanzines qu’elle vend dans des sous-sols d’église. Elle est féministe. Elle a peur des oiseaux. Elle adore faire pipi dans la mer.<br />
Jusqu’à maintenant, son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, au Japon et en Finlande. En 2016, elle a publié <em>Vulve-gueule, </em>son premier recueil de poèmes, aux Éditions de l’Écrou.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Marie-Paule Grimaldi</title>
		<link>/marie-paule-grimaldi/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=marie-paule-grimaldi</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:15:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Renversée &#160; Oui. Oui. Oui. Elle l’a cherchée. De toute sa peau tambour de tous ses cheveux peignés par le ciel. Oui elle l’a cherché l’amour indestructible le sommeil insouciant la fulgurance du plaisir l’immédiat la jouissance qui guérit le vent qui prend son cœur comme une robe l’absence du doute la naïveté joyeuse la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MariePauleGrimaldi.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2785" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MariePauleGrimaldi.jpg" alt="" width="1229" height="1608" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-MariePauleGrimaldi.jpg 1229w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MariePauleGrimaldi-229x300.jpg 229w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MariePauleGrimaldi-768x1005.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-MariePauleGrimaldi-783x1024.jpg 783w" sizes="(max-width: 1229px) 100vw, 1229px" /></a></h2>
<h2>Renversée</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Oui.<br />
Oui.<br />
Oui.<br />
Elle l’a cherchée.</p>
<p>De toute sa peau tambour<br />
de tous ses cheveux peignés par le ciel.</p>
<p>Oui<br />
elle l’a cherché<br />
l’amour indestructible<br />
le sommeil insouciant<br />
la fulgurance du plaisir l’immédiat<br />
la jouissance qui guérit<br />
le vent qui prend son cœur comme une robe<br />
l’absence du doute<br />
la naïveté joyeuse<br />
la douceur vitale<br />
l’identité dans des fragments d’invisible<br />
l’appartenance à l’intensité<br />
murmure des étoiles et des rivières<br />
la paix forte<br />
le rire qui révèle l’âme<br />
la foi en l’inconnu<br />
l’égalité des chances<br />
l’égalité des rêves<br />
la liberté luxe d’hier<br />
Elle l’a cherché<br />
ce qu’il faut d’oubli pour respirer.</p>
<p>Elle l’a cherché<br />
oui<br />
elle a cherché à rester fière à encaisser<br />
à se sauver à se battre à être là<br />
avec<br />
parmi<br />
dans sa place trouvée définie<br />
à<br />
prendre soin<br />
calmer les volcans<br />
se souvenir de l’histoire pas assez racontée<br />
guérir<br />
à<br />
faire de l’argent<br />
parler haut fort<br />
croire en l’impossible<br />
s’opposer<br />
à<br />
respecter les ordres<br />
dire oui<br />
dire non<br />
faire face au pire<br />
s’adapter au pire<br />
à<br />
survivre magnifique<br />
jaillir puissante de son sexe<br />
enduit de courage et de cendres<br />
à<br />
ne pas fuir<br />
à<br />
goûter elle aussi les promesses du monde.</p>
<p>Elle l’a cherchée<br />
la vie.<br />
Elle a cherché<br />
à vivre.<br />
Et qu’est-ce qu’elle a trouvé?<br />
Qu’est-ce que tu lui as donné?<br />
Qu’est-ce que nous nous sommes donné?<br />
Qu’est-ce que nous avons fait?</p>
<p>Parce que l’espoir aussi se cherche<br />
se trouve<br />
s’offre<br />
se construit.</p>
<hr />
<p><em>Texte créé pour la soirée « Paroles Fauves – Vigile poétique contre la violence faite aux femmes autochtones » tenue le 17 janvier 2016 à la librairie Le Port de Tête à Montréal.</em></p>
<hr />
<p>Marie-Paule Grimaldi a publié <em>Lame crépuscule</em> et le fanzine <em>Fudosei</em> aux Éditions Rodrigol, ainsi que des suites poétiques dans des collectifs, comme la revue <em>Mœbius – No 134 Littérature et Art Martiaux au Québec</em> et <em>Koân No 4</em> avec les Éditions Éoliennes en Corse. Elle a participé aux festivals de poésie de Trois-Rivières et d’Acadie à Caraquet, et elle a présenté plusieurs spectacles de performances poétiques, dont <em>Des Filles qui ont de la gueule</em> aux Francofolies et au FIL, <em>Incarne</em> au Festival Phénomena et <em>Archéologie de l’incarnation</em> au Centre européen de poésie d’Avignon. Elle a été cofondatrice des soirées Slam Sessions Montréal, qui ont tenu des micros ouverts de 2012 à janvier 2017. En 2014-2015, pour quatre numéros, elle signe aussi la rubrique «Paroles Sauvages» dans les pages du <em>Magazine Spirale</em>, où elle recense et réfléchit les voix de la marge ou émergentes. Elle est également médiatrice intellectuelle et culturelle auprès de personne en situation d’exclusion, et critique de cinéma et de poésie. Elle a donné des ateliers d’écriture dans les écoles, en prison et dans des centres d’hébergement, et s’implique dans plusieurs projets d’art communautaire.</p>
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		<title>Clara Lagacé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:15:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>poèmes épistolaires (ou lettres aux femmes féroces de ma vie) &#160; &#160; chère L–, c’était début septembre et la rentrée j’entendais des variantes de ton accent tout le temps j’ai hâte à ta visite j’en parle à tout le monde j’en parle trop sans doute c’est que ce n’est pas souvent que tu traverses l’océan [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ClaraLagace.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2743" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ClaraLagace.jpg" alt="" width="2135" height="1593" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ClaraLagace.jpg 2135w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ClaraLagace-300x224.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ClaraLagace-768x573.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ClaraLagace-1024x764.jpg 1024w" sizes="(max-width: 2135px) 100vw, 2135px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: center;"><em>poèmes épistolaires</em></h2>
<h2 style="text-align: center;"><em>(ou lettres aux femmes féroces de ma vie)</em></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>chère L–,</em></p>
<p>c’était début septembre et la rentrée j’entendais<br />
des variantes de ton accent tout le temps<br />
j’ai hâte à ta visite<br />
j’en parle à tout le monde j’en parle trop sans doute<br />
c’est que ce n’est pas souvent que tu traverses l’océan<br />
j’ai reçu ta lettre merci ça me fait toujours<br />
du bien d’écouter ta voix<br />
tu veux planter racines<br />
buriner la terre et semer une drôle d’ivresse<br />
dans ton corps la résine de nos folies<br />
ce n’est pas demain la veille qu’on fera pousser les sols<br />
dessouchées par nos ancêtres<br />
avec la ménagerie de nos envies<br />
dernièrement je me demande de quoi t’as soif quand t’as soif?<br />
et qu’est-ce qui chatouille ton sommeil<br />
le matin juste avant l’aurore?<br />
ici le blanc de la neige vient et repart c’est difficile<br />
à suivre penses-tu que la nuit s’opacifie des fois?<br />
demande-moi plus ça achève-tu<br />
amanchée de même sans culotte ni brassière<br />
je saurais pas quoi te répondre<br />
à bientôt,<br />
C.<br />
—<br />
<em><br />
</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>chère M–,</em></p>
<p><em><br />
</em>je t’écris pour te dire que<br />
j’ai vu une grande partie d’un encore plus grand continent<br />
et j’ai pensé à toi<br />
ça te surprend peut-être<br />
mais c’est la vérité<br />
pendant que tu t’acharnais à apprendre la ferraille des codes judiciaires<br />
la peur du trou de mémoire te réveillant à pas d’heure<br />
dans ton corps l’amertume<br />
je négociais les rues polluées de Chiclayo<br />
je mangeais au kiosque d’une femme qui sert des centaines de personnes par jour à<br />
une vitesse alarmante dans le marché de Quito<br />
je roulais sur l’autoroute désertique entre<br />
Calama et La Serena la nuit sous un ciel<br />
recouvert d’étoiles<br />
et ça m’a laissé humble<br />
j’ai vu un corps mort pour la première fois<br />
tu vivais un drame amoureux qui se remet en branle<br />
puis s’arrête définitivement<br />
le scénario classique qui fait mal en sale</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>aujourd’hui noël je romprai les murs, le froid<br />
cette année je reste<br />
je serai là<br />
bisous,<br />
C.<br />
—<br />
<em><br />
</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>chère N–,</em></p>
<p><em>don’t stop me now</em> j’m’amuse tellement<br />
<em>j’irai où tu iras</em> mais <em>don’t stop me now</em><br />
même si l’éternité ne commence pas ce soir<br />
finalement<br />
je cuisine et danse<br />
pense à toi, on n’est jamais allées danser<br />
on va le faire<br />
cette missive c’est pour te le promettre<br />
avant que nos vies viennent à la charge<br />
pendant que le seuil de tout est encore offert à nous<br />
la nuit s’amasse dans ma fenêtre<br />
je vois l’hôpital juif encore allumé<br />
décembre suspend<br />
des odeurs de pain d’épice au-dessus<br />
des théières qui n’auraient jamais été faute de saison<br />
<em>j’ai dans la tête un vieux sapin</em> et le lieu commun de notre angoisse<br />
en mijotant des pois chiches au tandoori<br />
le sept janvier arrive toujours trop vite<br />
j’l’échangerais bien contre tes photos où on voit tout<br />
sous le faisceau de ton regard les amis s’illuminent<br />
les ennuis s’estompent vaguement derrière<br />
ton objectif tu as trafiqué d’anciennes amitiés<br />
il reste toujours des miettes et des taches de sauce quand je cuisine<br />
tu grattes le non-sens<br />
en marchant vite vite vite<br />
fredonnant la même ritournelle<br />
et ses nombreuses variations<br />
la griffure du soleil sur ta peau fragile<br />
dans ton corps la course<br />
<em>le sept janvier</em> arrivera quand même trop tôt cette année<br />
faut pas te presser<br />
à demain,<br />
C.</p>
<hr />
<p>Clara Lagacé a publié des textes dans les magazines <em>Room</em>, <em>La Bonante</em>, et <em>Scrivener. </em>Elle est également collaboratrice au blogue féministe et littéraire <em><a href="https://chezlefilrouge.co/" target="_blank">Le fil rouge</a>. </em>Elle vit à Montréal.</p>
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		<title>Roseline Lambert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:09:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Barrage &#160; Dans ma tête un poulailler contient des choses minuscules recroquevillées dans des papiers chiffonnés où sont tracées des ébauches à n’en plus finir j’ai peur des formes qui s’allongent et s’étirent dans des liquides chauds qui me brassent me bougent me donnent mal au cœur et me font pleurer pour rien parce qu’elles [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-RoselineLambert.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2794" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-RoselineLambert.jpg" alt="" width="1233" height="1698" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-RoselineLambert.jpg 1233w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-RoselineLambert-218x300.jpg 218w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-RoselineLambert-768x1058.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-RoselineLambert-744x1024.jpg 744w" sizes="(max-width: 1233px) 100vw, 1233px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: center;">Barrage</h2>
<p>&nbsp;</p>
<div class="csRow">
<div class="csColumnGap" style="margin: 0px; padding: 0px; float: left; width: 43.6%; text-align: justify;"><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />Dans ma tête un poulailler contient des choses minuscules recroquevillées dans des papiers chiffonnés où sont tracées des ébauches à n’en plus finir<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />j’ai peur des formes qui s’allongent et s’étirent dans des liquides chauds qui me brassent me bougent me donnent mal au cœur et me font pleurer pour rien parce qu’elles existent ou pas<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />quand j’avais quatorze ans je rêvais de devenir une mère singe aussi grandiose que Jane Goodall et d’accoucher dans la brousse où j’aurais pu hurler toutes mes grosseurs<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /> <br clear="none" /> <br clear="none" /> <br clear="none" />maintenant je suis un vase je te tourne argile de chair de ma chair je te façonne avec une anse pour te verser à boire directement dans la gorge<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />je me savonne fort pour laver mon envie de terre de taches de vertébrés je me tortille pour tout casser battre le blanc laisser couler le jaune<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />ce corps mon corps ces corps les fondre dans un fleuve mousseux les refroidir les entreposer et courir me battre avec mon sang aux joues contre l’hiver et les autres<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />ce rêve où dans mon sein je te décortique comme une écorce sans jus où je suce tes relents de muscles et de verdure<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />ils bourdonnent ces contremaîtres qui construisent des planchers et des murs à même ma peau mais je suis autre part prenant tes empreintes à pleines poignes dans mes intérieurs<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />mes sursauts quand je dors à cause des bruits de la jungle mais nous nous serons avalés par notre boucle qu’on apprendra à nouer sous mes hanches<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />ça parle fort dans la basse-cour et je ne sais plus compter mes portées qui rompent mon cœur et fendent mon ventre pour que tu pointes le pied<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />tu n’as plus rien à craindre je suis chargée de cris dans ma poitrine contre les injonctions à être cette coquille cette fabrique toute peau déformée sur un autre corps<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />dans notre nid aucune horloge et je te promets que nous ne connecterons jamais nos cœurs sur les battements des machines<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />nous pourrons choisir notre branche où nous serons toujours à la hauteur de la réalité observable nous ne dirons plus rien dans le silence tonitruant de nos natures<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />je construirai notre barrage brindille par pierre où tu pousseras cellule par cellule dans ce déploiement de glaise embryonnaire où on n’entendra plus rien que nos gestes moites<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />et pour terminer mon travail je déplierai tous mes petits papiers que j’enterrerai dans nos ruisseaux qui déraillent et je t’abrillerai au chaud pour que tu puisses te perdre dans le monde<br />
<img decoding="async" src="/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/assets/js/plugins/views/img/1x1-pixel.png" /></div>
<div class="csColumnGap" style="margin: 0px; padding: 0px; float: left; width: 43.4%;"></div>
<p>&nbsp;</p>
<div class="csColumnGap" style="margin: 0px; padding: 0px 0px 0px 60px; float: left; width: 43.4%; text-align: justify;">
<p><em>Nullipare : femme n’ayant jamais accouché ou n’ayant jamais eu de grossesse. Du latin, formé de </em>nullus<em>, nul et de </em>pare<em>, mettre au monde, engendrer, pondre. <a href="#_edn1" name="_ednref1">[i]</a></em></p>
<p><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Nulliparous women have an increased risk for some health conditions </em><a href="#_edn2" name="_ednref2">[ii]</a>. »<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Adolescent obesity is associated with lifetime nulliparity and nulligravidity in midlife U.S. women </em><a href="#_edn3" name="_ednref3">[iii]</a>. »<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Une femme n’ayant jamais eu de grossesse est dite nulligeste </em><a href="#_edn4" name="_ednref4">[iv]</a>. »<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Compared with parous women, nulliparous women had an increased risk of hip and spine, but not wrist, fractures </em><a href="#_edn5" name="_ednref5">[v]</a>. »<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><em><em><em><br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Si vous avez mal durant vos règles, c’est parce que votre corps réclame une grossesse <a href="#_edn6" name="_ednref6">[vi]</a>. »<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Breastfeeding, which nulliparous women don&rsquo;t have the chance to experience, also reduces your risk of breast cancer </em><a href="#_edn7" name="_ednref7">[vii]</a>. »<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>There was a significant lack of knowledge about pelvic floor function among nulliparous women</em><a href="#_edn8" name="_ednref8">[viii]</a>. »<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Le risque de cancer de l’ovaire est également plus élevé chez les femmes qui n’ont jamais donné naissance à un enfant (nullipare) </em><a href="#_edn9" name="_ednref9">[ix]</a>. »<br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>4,718 nulliparous with singleton pregnancy and intended spontaneous vaginal delivery were included in the study at gestational week 33 </em><a href="#_edn10" name="_ednref10">[x]</a>. »<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>The more children a woman has, the greater the protection against breast cancer. Not becoming pregnant at all (called nulliparity) increases the risk of breast cancer </em><a href="#_edn11" name="_ednref11">[xi]</a>. » <a href="http://www.medscape.com/viewarticle/847831" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><br />
<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /></a><em>« <a href="http://www.medscape.com/viewarticle/847831">Older nulliparous women have higher risk for stillbirth </a></em><a href="#_edn12" name="_ednref12">[xii]</a>. »<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Multiparous patients had shorter labor courses and fewer labor interventions than nulliparous patients </em><a href="#_edn13" name="_ednref13">[xiii]</a>. »<br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>Nulliparity does not equal cancer </em><a href="#_edn14" name="_ednref14">[xiv]</a>. » </em></em></em></em><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" /><br clear="none" />« <em>The stages of labor have different norms for mothers and nulliparous women </em><a href="#_edn15" name="_ednref15">[xv]</a>. »</p>
</div>
</div>
<hr />
<div class="csRow">
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[i] </a><a href="http://www.cnrtl.fr/etymologie/nullipare" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.cnrtl.fr/etymologie/nullipare</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref2" name="_edn2">[ii]</a> Stewart, L. M., Holman, C. J., Aboagye-Sarfo, P., Finn, J. C., Preen, D. B., &amp; Hart, R. (2013). <em>In vitro fertilization, endometriosis, nulliparity and ovarian cancer risk. Gynecologic Oncology</em>, 128260-264. doi:10.1016/j.ygyno.2012.10.023</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref3" name="_edn3">[iii]</a> Polotsky, A. J., Hailpern, S. M., Skurnick, J. H., Lo, J. C., Sternfeld, B., &amp; Santoro, N. (2010). <em>Reproductive endocrinology: Association of adolescent obesity and lifetime nulliparity—The Study of Women&rsquo;s Health Across the Nation (SWAN). Fertility And Sterility</em>, 932004-2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref4" name="_edn4">[iv] </a><a href="https://www.culture-generale.fr/litterature/12650-le-mot-du-mercredi-nullipare" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.culture-generale.fr/litterature/12650-le-mot-du-mercredi-nullipare</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref5" name="_edn5">[v]</a> Hillier, T., Rizzo, J., Pedula, K., Stone, K., Cauley, J., Bauer, D., &amp; Cummings, S. (n.d). <em>Nulliparity and fracture risk in older women: The study of osteoporotic fractures. Journal Of Bone And Mineral Research</em>, 18(5), 893-899.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref6" name="_edn6">[vi] </a><a href="http://www.slate.fr/story/117329/violence-verbale-inouie-femmes-qui-ne-veulent-pas-denfant" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.slate.fr/story/117329/violence-verbale-inouie-femmes-qui-ne-veulent-pas-denfant</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref7" name="_edn7">[vii] </a><a href="https://www.verywell.com/nulliparous-women-3522717" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.verywell.com/nulliparous-women-3522717</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref8" name="_edn8">[viii]</a> Neels, H., Wyndaele, J., Tjalma, W. A., De Watcher, S., Wyndaele, M., &amp; Vermandel, A. (2016<em>). Knowledge of the pelvic floor in nulliparous women. Journal Of Physical Therapy Science</em>, 28(5), 1524-1533.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref9" name="_edn9">[ix]</a> Société canadienne du cancer : <a href="http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/ovarian/risks/?region=qc" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/ovarian/risks/?region=qc</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref10" name="_edn10">[x]</a> Hanne Kristine Hegaard; Peter Damm; Morten Hedegaard; Tine Brink Henriksen; Bent Ottesen; Anna-Karin Dykes; Hanne Kjaergaard (2011). <em>Sports and Leisure Time Physical Activity During Pregnancy in Nulliparous Women. Matern Child Health J.</em> 2011;15(6):806-813.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref11" name="_edn11">[xi]</a> Canadian Cancer Society : <a href="http://www.cancer.ca/en/cancer-information/cancer-type/breast/risks/?region=on" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.cancer.ca/en/cancer-information/cancer-type/breast/risks/?region=on</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref12" name="_edn12">[xii]</a> Arielle Emmett (2015). <em>Older Nulliparous Women Have Higher Risk for Stillbirth. Obstet Gynecol.</em> 2015;126:355-362.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref13" name="_edn13">[xiii] </a><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Clapp%20MA%5BAuthor%5D&amp;cauthor=true&amp;cauthor_uid=26765557">Clapp MA</a>, <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Bsat%20J%5BAuthor%5D&amp;cauthor=true&amp;cauthor_uid=26765557">Bsat J</a>, <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Little%20SE%5BAuthor%5D&amp;cauthor=true&amp;cauthor_uid=26765557">Little SE</a>, <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Zera%20CA%5BAuthor%5D&amp;cauthor=true&amp;cauthor_uid=26765557" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Zera CA</a>, <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Smith%20NA%5BAuthor%5D&amp;cauthor=true&amp;cauthor_uid=26765557" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Smith NA</a>, <a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Robinson%20JN%5BAuthor%5D&amp;cauthor=true&amp;cauthor_uid=26765557">Robinson JN</a>. <em>Relationship between parity and brachial plexus injuries. </em><em><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26765557">J Perinatol.</a></em> 2016 May;36(5):357-61.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref14" name="_edn14">[xiv]</a> Siva, N. (2007). <em>Nulliparity does not equal cancer. The Lancet Oncology</em>, 8(8), 675.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ednref15" name="_edn15">[xv] </a><a href="https://www.verywell.com/nulliparous-women-3522717" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.verywell.com/nulliparous-women-3522717</a></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<div class="csRow">
<p>Roseline Lambert est anthropologue. Son premier recueil, intitulé <em>Clinique</em>, est paru aux Éditions Poètes de brousse en 2016. Ses poèmes ont été publiés dans les revues <em>Estuaire</em>, <em>Art le Sabord</em>, <em>Exit</em>, la <em>Revue de la Compagnie à Numéro</em>, l’Agenda des femmes 2014 et sur Poème sale.</p>
</div>
<div class="csColumnGap" style="margin: 0px; padding: 0px; float: left; width: 1.56%;"><img decoding="async" src="/wp-content/plugins/advanced-wp-columns/assets/js/plugins/views/img/1x1-pixel.png" /></div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Annie Landreville</title>
		<link>/annie-landreville/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=annie-landreville</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout un pays à suivre à la trace entre nous une neige pointillée entre les bois morts de tous tes sentiers les glaces sur les branches dégoûtent sur mes joues quand mes yeux cherchent entre les nuages cette fulgurance de toi qui me précèdes aveuglément me tire par le ventre si fort &#160; — &#160; [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-AnnieLandreville.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2738" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-AnnieLandreville.jpg" alt="" width="1239" height="1596" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-AnnieLandreville.jpg 1239w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-AnnieLandreville-233x300.jpg 233w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-AnnieLandreville-768x989.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-AnnieLandreville-795x1024.jpg 795w" sizes="(max-width: 1239px) 100vw, 1239px" /></a></h2>
<p>Tout un pays à suivre à la trace entre nous<br />
une neige pointillée entre les bois morts<br />
de tous tes sentiers</p>
<p>les glaces sur les branches dégoûtent sur mes joues<br />
quand mes yeux cherchent entre les nuages</p>
<p>cette fulgurance de toi qui me précèdes aveuglément<br />
me tire par le ventre<br />
si fort</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est long le temps du désir<br />
quand mon ventre s’ouvre<br />
pour te faire une place</p>
<p>c’est tout son sang au garde-à-vous<br />
les mamelles gonflées<br />
un spasme spongieux entre les jambes<br />
qui me tire<br />
et me tord les reins</p>
<p>je ne suis plus une jeune mariée<br />
je ne suis plus dans les bleus de Chagall<br />
je préfère les canapés<br />
et les lits aux multiples coussins<br />
demeurer déshabillée sous les couvertures<br />
la peau patiente<br />
le sexe aux aguets<br />
une envolée de milliers de grues de papier entre nos corps</p>
<p>je suis une chienne d’arrêt<br />
et j’attends mon gibier</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tu dis le mot forêt<br />
et je deviens tous les arbres<br />
qui drageonnent dans mon ventre<br />
tu dis salive<br />
et je suis un torrent<br />
coulant entre les racines</p>
<p>j’attends que tu pleures<br />
pour m’abreuver à la source<br />
sans dire le mot soif</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est quand j’entre dans tes failles<br />
que je te vois le mieux<br />
toi l’amant incomplet<br />
qui me gorge de désir comme un abcès</p>
<p>mes pieds se mouillent de tes miasmes qui jonchent le sol</p>
<p>il faudrait que je grimpe sur toi<br />
pour voir plus loin que ta ligne d’horizon</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tu es une vague qui creuse obstinément sa falaise<br />
combien de temps avant qu’elle tombe dans les flots?<br />
entre les marées<br />
l’humidité demeure<br />
les rochers luisent sous les mousses gluantes<br />
et mes particules qui tombent en toi<br />
effritent le réel</p>
<hr />
<p>Depuis plus de 25 ans, Annie Landreville œuvre dans le milieu des communications et de la littérature. Après des études en lettres et quelques années à donner des ateliers de création et à enseigner au collégial, elle quitte Montréal pour Rimouski où elle devient chroniqueuse et journaliste au secteur culturel pour Radio-Canada pendant 17 ans. En parallèle, elle collabore à plusieurs revues et magazines spécialisés comme Arcade, écriture au féminin, La Scena Musicale, le Coda jazz magazine et le journal Le Mouton noir.<br />
Elle a publié les recueils de poésie <em>Partitions</em> aux éditions d&rsquo;Orphée et <em>Nuits malcommodes du fond d&rsquo;un bar à vinyles</em> avec la Balconnière, ainsi que la nouvelle <em>Des homards et des hommes </em>dans le collectif <em>Douze histoires de plage et une noyade</em> chez Coups de tête. En 2016, elle a créé et présenté le spectacle poétique <em>Mon père et moi</em> avec l’auteure Laurence Veilleux, un texte écrit à deux sur l’héritage paternel dans la construction de l’identité et de la féminité. Elle affectionne particulièrement les moments de co-création, ainsi que le spectacle littéraire et la performance.</p>
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		<title>Valérie Lefebvre-Faucher</title>
		<link>/valerie-lefebvre-faucher/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=valerie-lefebvre-faucher</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:07:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Orchestre catatonique &#160; Parler d’économie du point de vue de la marchandise, c’est une belle expérience d’empowerment. Nous collectionnons les semi-trésors trouvés dans les semi-viols. On les frotte, les contemple, on se les raconte en cachette les unes aux autres pour en faire des récits de victoire. La phaléristique des pauvres. Chevalière de l’ordre des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: left;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ValerieLefebvreFaucher.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2800" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ValerieLefebvreFaucher.jpg" alt="" width="1232" height="1601" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-ValerieLefebvreFaucher.jpg 1232w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ValerieLefebvreFaucher-231x300.jpg 231w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ValerieLefebvreFaucher-768x998.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-ValerieLefebvreFaucher-788x1024.jpg 788w" sizes="(max-width: 1232px) 100vw, 1232px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: left;">Orchestre catatonique</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parler d’économie du point de vue de la marchandise, c’est une belle expérience d’empowerment.</p>
<p>Nous collectionnons les semi-trésors trouvés<br />
dans les semi-viols.<br />
On les frotte, les contemple, on se les raconte en cachette<br />
les unes aux autres<br />
pour en faire des récits de victoire.<br />
La phaléristique des pauvres.</p>
<p>Chevalière de l’ordre des genoux pétés, grande duchesse de la plus méritoire réparation. Je suis allée jusque-là, regarde je me suis recousue, et toi? (Le matin sans chandail, dans une rue inconnue, marcher vingt minutes avec son sac sur les seins, faire des jokes aux travailleuses d’usine. Sentir dans ses veines une substance qu’on n’a pas choisi d’y mettre, se demander si c’est le début ou la fin du trip, essayer de se souvenir du nom de la compagnie Roche. Saigner dans le taxi qu’on ne peut pas se payer, ne rien trouver pour cacher ses bleus, ne pas éviter le regard que les autres portent sur la misère, le supporter comme le soleil de midi, dur sur le crâne, la peau fière, à chacun sa peste. Et toi, combien d’érections de plus que prévu, combien de mains, combien de demandes éléphants, de demandes à ressort, combien d’ordres? Quels mots doux as-tu ajoutés au palmarès des je t’aime trash? Beurrée de sueur, de rires nerveux, assise sur le plancher de la cuisine, combien de temps as-tu attendu que ça sèche, les contusions vaseuses, jusqu’à pouvoir marcher dessus?)</p>
<p>Nous sommes des filles capables d’en prendre. Nous répondons au critère littéraire<br />
de l’avant-garde classique.<br />
Avec nos couronnes qui mouillent sous les crocs</p>
<p>Quand il est question de troc, nous vous préférons brutaux<br />
éjaculateurs précoces.<br />
Nous nous occuperons de notre plaisir nous-mêmes<br />
faites que la gymnastique rythmique soit de courte durée<br />
car la tenue et le courage s’étiolent<br />
quand ce qui s’échange n’est pas clair</p>
<p>Et même quand il a été démontré que l’échange ne nous laisse rien à gagner ni à perdre, que des mutations pathogènes. Même quand nous avons perdu le sourire de marchandes.<br />
Personne ne négocie avec les pauvres.<br />
C’est pourquoi nous investissons, quand les petits sont couchés, dans le militantisme. Économie du partage, revalorisation du don, réseau d’échange de services.</p>
<p>Pourquoi n’avons-nous donc pas l’impression de faire partie de la révolution?</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Valérie Lefebvre-Faucher n&rsquo;a pas encore accepté la fin du monde. C&rsquo;est une éditrice qui cherche de l&rsquo;espoir pour l&rsquo;humanité dans les livres.</p>
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		<item>
		<title>Hélène Lépine</title>
		<link>/helene-lepine/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=helene-lepine</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Michèle Rheault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 02:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Numéro spécial poésie (en ligne)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un vent voyou &#160; un vent voyou me courbe l’échine j’avance à pas de perdrix peureuse là-bas, un vent de salves éclats de verre sur la joie pétrifiées les roses elle fouille la nuée de poussière ne voit pas Nour, Saïd leurs mains menues en essaims affolés le vent harcèle les innocents se venge des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2017/03/collage-HeleneLepine.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-2775" src="/wp-content/uploads/2017/03/collage-HeleneLepine.jpg" alt="" width="1572" height="1104" srcset="/wp-content/uploads/2017/03/collage-HeleneLepine.jpg 1572w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-HeleneLepine-300x211.jpg 300w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-HeleneLepine-768x539.jpg 768w, /wp-content/uploads/2017/03/collage-HeleneLepine-1024x719.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1572px) 100vw, 1572px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: right;">Un vent voyou</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>un vent voyou me courbe l’échine<br />
j’avance à pas de<br />
perdrix peureuse</p>
<p>là-bas, un vent de salves<br />
éclats de verre sur la joie<br />
pétrifiées les roses</p>
<p>elle fouille la nuée de poussière<br />
ne voit pas Nour, Saïd<br />
leurs mains menues en essaims affolés</p>
<p>le vent harcèle les innocents<br />
se venge des vandales<br />
fait voler les mots en charpie</p>
<p>la poésie est en haillons</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>elle craint la fuite obligée<br />
fardeau au flanc<br />
portager sans fin<br />
sur le sentier des déplacés</p>
<p>mère meurtrie<br />
et les pieds des petits<br />
cuir usé, déjà<br />
mocassins de vieux chasseur</p>
<p>je n’ai aucun dieu à invoquer<br />
que des mots endoloris<br />
en guise d’amulettes<br />
pour eux, pour elle</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>un oud pleureur<br />
je tends l&rsquo;oreille</p>
<p>les enfants gémissent<br />
des hommes hurlent et les ont oubliés</p>
<p>elle chante<br />
oud au ventre creux</p>
<p>esquisse une oasis de fiction<br />
en bannit les guerriers, les cris</p>
<p>j’écoute<br />
je me tais</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>un nordet fou<br />
un fleuve enragé</p>
<p>je camoufle ma terreur<br />
me tiens comme mât</p>
<p>œil de vigie<br />
braqué sur l’estuaire</p>
<p>dans les poches<br />
pierres et mots</p>
<p>au cas où l’impuissance<br />
comme elle autrefois</p>
<p>sur la rive de l’Ouse<br />
si lucide si voyante</p>
<p>mais la guerre<br />
ce vent dément</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je longe la batture<br />
recueille des objets</p>
<p>les océans le fleuve<br />
n&rsquo;ont pas tout avalé</p>
<p>lunettes d&rsquo;écaille<br />
escarpins brodés</p>
<p>une bouteille à la mer<br />
l&rsquo;encre de Chirine</p>
<p>cette tempe étoilée, Ines<br />
ton ultime portrait</p>
<p>les aligne le long<br />
des parois rocheuses</p>
<p>garder bien vivantes<br />
les traces</p>
<p>frayer la voie<br />
à l&rsquo;avenir</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>sur les rochers<br />
j&rsquo;inscris leurs noms</p>
<p>Assia Fatma<br />
Imen Yasmin</p>
<p>écritures rupestres<br />
pour mémoire</p>
<p>qu&rsquo;elles demeurent</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>je les dessine</p>
<p>cœur embrasé<br />
batailleur<br />
quand se lèvent<br />
les vents contraires</p>
<p>je trace leurs contours</p>
<p>les multiplie<br />
une foule sur la place<br />
doigts bâtons martelant<br />
casseroles tambours</p>
<p>comment dessiner<br />
la houle des voix<br />
leur colère cramoisie<br />
d&rsquo;affranchies</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>mon chat au chaud<br />
contre moi au chaud<br />
assise à la fenêtre<br />
yeux sur la banquise<br />
la fumée de mer qui fuit</p>
<p>elles le sang glacé<br />
au seuil de maisons<br />
sans portes sans fenêtres<br />
yeux sur les ruines fumantes<br />
feux de joie des combattants</p>
<p>elles dans le froid à pierre fendre<br />
ourses blanches de peur<br />
rapaillant leurs petits<br />
pour une vie à la dérive<br />
nuit polaire sur la joie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>j&rsquo;entre dans la longue plaine<br />
de leurs rêves<br />
collines bleues en bordure du lac<br />
cigognes solitaires<br />
cygnes en parade<br />
bananiers<br />
tapis de lichens<br />
saule ou manguier au jardin<br />
des osselets pour le jeu<br />
le puits que nourrit<br />
une eau royale<br />
Zénobie veille sur Palmyre<br />
et promesse tenue<br />
cette paix ocre rose</p>
<p>je me suis endormie avec elles<br />
un serpent m&rsquo;a sauté à la figure<br />
j&rsquo;ai la peur au ventre<br />
son venin aux lèvres</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>elles meurent et renaissent<br />
meurent et renaissent<br />
fleurs itinérantes<br />
fenouil<br />
pavot somnifère<br />
èves chassées de leurs paradis</p>
<p>serais pour toutes<br />
terre d&rsquo;été<br />
étale et fertile<br />
serais temps clément<br />
calme plat<br />
elles meurent et renaissent</p>
<p>je les espère</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>neige sur l&rsquo;ovale des visages<br />
le dos des mésanges<br />
duvet blanc</p>
<p>nos peines ensevelies<br />
nos joies à l&rsquo;abri</p>
<p>neige à Alep ce soir<br />
masque sur les décombres<br />
les deuils</p>
<p>nuit blanche<br />
sans magie</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1">—</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>restent leurs mots<br />
ceux qui écartent la frayeur<br />
dessillent les paupières</p>
<p>font tendre le linge<br />
les bras vers l&rsquo;enfant<br />
l&rsquo;amant</p>
<p>ceux qui s&rsquo;égrènent<br />
en rosaires païens<br />
se bousculent à leurs bouches</p>
<p>deviennent chant choral<br />
aria solaire<br />
ou point d&rsquo;orgue</p>
<p>mots pain<br />
mots sel qu&rsquo;elles offrent<br />
aux survivants</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>Hélène Lépine a publié <em>Les déserts de Mour Avy</em> (2000) aux éditions Triptyque, et elle a participé à plusieurs reprises à la Nuit de la poésie du Bureau des affaires poétiques. Elle a traduit <em>North End Love songs</em> de la poète Katherena Vermette, pour Mémoire d&rsquo;encrier (2017). Elle a aussi écrit trois romans, <em>Kiskéya, chroniques de l’envers d’une île</em> (1996), <em>Le vent déporte les enfants austères</em> (2006) et <em>Un léger désir de rouge</em> (2012). Née à Montréal, elle a vécu à Sofia, à Moscou et à Saint-Domingue. Elle vit désormais sur l&rsquo;île d&rsquo;Orléans où elle continue d&rsquo;écrire et d&rsquo;explorer l&rsquo;archipel des langues, des littératures.</p>
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