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	<title>Création Archives - FRANCOISE STEREO</title>
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		<title>Satya Jack et l&#8217;intimité féminine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2015 17:29:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[5 Univers intimes]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>SATYA JACK &#160; Photo: Satya Jack, www.jackraw.com Je vous présente ici l’esquisse d’un projet, un espace-temps de ma vie, une parenthèse spontanée. J’ai laissé venir à moi les images pour qu’elles s’imposent d’elles-mêmes, je me suis laissé porter par la beauté et le moment qui s’offre à moi. Vivre et capturer l’instant présent dans sa perfection [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/Portrait_Satya-600.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignleft wp-image-1523 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/10/Portrait_Satya-600.jpg" alt="Portrait_Satya 600" width="600" height="400" srcset="/wp-content/uploads/2015/10/Portrait_Satya-600.jpg 600w, /wp-content/uploads/2015/10/Portrait_Satya-600-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<h2 style="text-align: right;">SATYA JACK</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Photo: Satya Jack, <a class="_553k" style="color: #3b5998;" href="http://www.jackraw.com/" target="_blank" rel="nofollow">www.jackraw.com</a></p>
<p style="text-align: justify;">Je vous présente ici l’esquisse d’un projet, un espace-temps de ma vie, une parenthèse spontanée. J’ai laissé venir à moi les images pour qu’elles s’imposent d’elles-mêmes, je me suis laissé porter par la beauté et le moment qui s’offre à moi. Vivre et capturer l’instant présent dans sa perfection ou son imperfection.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers ces images je tente de briser des tabous. J’ai voulu confronter vos regards en vous présentant certaines images qui souvent suscitent le malaise et l’inconfort. Je désire amener le spectateur à une introspection. Pourquoi certaines images vous affectent-elles et d’autres non?</p>
<p style="text-align: justify;">Ces images, c’est vous, c’est elles, c’est moi. Elles appartiennent à une conscience collective, celle des femmes ici et maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vous offre donc cette porte sur ma vie, sur la vôtre.</p>
<hr />
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		<title>Ça sentait le jasmin</title>
		<link>/ca-sentait-le-jasmin/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=ca-sentait-le-jasmin</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2015 17:26:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[5 Univers intimes]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>VANESSA BELL Photo: Satya Jack, www.jackraw.com Ça sentait le jasmin &#160; Et en tous lieux j’entends des formes de toi qui ravales mes paroles. Tu poses encore les mêmes questions et te régales de ce que j’ai oublié de ma dernière réponse. Et les incongruences te donnent satisfaction de savoir que mes mensonges ne pourront être [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/Jasmin-600.jpg"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1424 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/10/Jasmin-600.jpg" alt="Jasmin 600" width="600" height="900" srcset="/wp-content/uploads/2015/10/Jasmin-600.jpg 600w, /wp-content/uploads/2015/10/Jasmin-600-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<h2 style="text-align: right;">VANESSA BELL</h2>
<p>Photo: Satya Jack, <a class="_553k" style="color: #3b5998;" href="http://www.jackraw.com/" target="_blank" rel="nofollow">www.jackraw.com</a></p>
<h2><strong>Ça sentait le jasmin</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et en tous lieux j’entends des formes de toi qui ravales mes paroles.<br />
Tu poses encore les mêmes questions et te régales de ce que j’ai oublié de ma dernière réponse.<br />
Et les incongruences te donnent satisfaction<br />
de savoir que mes mensonges ne pourront être éternels.<br />
Alors tu louves,<br />
tu guet-apenses mes valses et la première marée.</p>
<p>Assure-toi que le nœud est toujours coulant et<br />
que la corde glissera,<br />
que son diamètre étendu sur des kilomètres autour de moi<br />
se lovera contre mon cou<br />
chaque fois que l’envie de me jeter face contre sol<br />
t’envahira.</p>
<p>Je me déshabille à l’envers<br />
en prenant soin de déposer avec tendresse chaque organe que tu réclames.<br />
Et tu salives à la vue de cette table ensanglantée<br />
dont tu ne touches pourtant rien.<br />
Sinon pour éclater violemment mes rognons.<br />
Signifier à toute la pièce que j’empeste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je me rappellerai que je suis moi aussi dotée de couilles grosses comme ça<br />
et que je peux te mordre au visage,<br />
te rafler un œil,<br />
te tirer les oreilles<br />
te faire taire dans un combat égal à égal.</p>
<p>J’avais oublié, dans ma stupeur,<br />
mon prêt de destruction<br />
qui me donne une avance confortable dans ce duel.</p>
<p>Tu cesseras dès lors de dire que je suis une crisse de conne et que tu m’aimes.<br />
Ton rang n’aura plus de valeur.<br />
Et je mettrai le feu à toutes tes maisons où tu déposes de l’espoir.<br />
Et je hurlerai à tes femmes que tu n’es que carcasse vide,<br />
car assurément,<br />
elles seront dupées de ton errance diligente;<br />
n’y verront qu’un enfant à protéger de lui-même.<br />
Un amoureux perdu tout au plus.</p>
<p>D’aucunes n’effleureront mes cris bourdonnants,<br />
de peur de perdre l’amant d’Olympe,<br />
la promesse d’Amérique,<br />
le droit qu’elles ont toutes de croire qu’elles ont trouvé.</p>
<p>Si j’avais de telles maîtresses, je ne les aimerais qu’à genoux.<br />
Alors à une d’entre elles, je remettrai du béton armé.<br />
En prenant soin de mentionner de ne pas prononcer les vœux,<br />
En m’assurant qu’elle soit pleine de cash.<br />
Tu seras fait de sable, de course, de lointain,<br />
Et tes guns braqués sur mes tempes se perdront dans la mer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Ode à un champ lexical qui me fait chier</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fréquentation<br />
La personne que j’ai rencontrée<br />
Fuckfriend<br />
Sex friend<br />
One night<br />
Maîtresse<br />
Ami moderne<br />
Une bonne connaissance<br />
Ami ++</p>
<p>Un ami</p>
<p>Il y a quelque chose de grave<br />
Et de terrible<br />
Dans la rencontre de l’Autre.</p>
<p>Pour y survivre,<br />
il faut beaucoup de gris,<br />
de patience.<br />
Ce dont je suis dépourvue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le glitter de Walt Disney me<br />
donne envie de Balzac et de Stendhal,<br />
de mots précoces.<br />
Et immuables.<br />
De certitudes plates que je regretterai<br />
une fois qu’elles seront nommées.<br />
Car oui,<br />
j’ai peine à m’extraire<br />
du conditionnement.</p>
<p>Quand les mots seront frappés<br />
débutera la séduction mathématique.<br />
Retenir le like<br />
Ne pas t’écrire dans la nuit pour te parler de sujets</p>
<p>Que je ne connais pas.<br />
Mais qui t’intéressent.</p>
<p>Et qui font de moi<br />
une utilisatrice effrénée<br />
pathétique<br />
de Wikipédia.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je m’étourdirai à force de languir<br />
jusqu’à tomber, sur le sexe<br />
d’un autre.<br />
Confirmer<br />
Ce que tu ne veux plus me dire;<br />
Que je suis désirable.<br />
Instantanément.</p>
<p>—</p>
<p>Ton corps mécanique<br />
Me laissera à penser que mes formes<br />
de femmes<br />
te sont répulsives.<br />
Que ton sexe se gonfle<br />
À l’unique idée de décharger.</p>
<p>Te sortir,<br />
pour la nuit<br />
de ta condition orpheline.<br />
Faire le plein<br />
d’humanité.</p>
<p>Juste assez.</p>
<p>Avant de me glisser<br />
sur la gauche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Eau de Pâques</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>S’offrir un con<br />
sans maternité.<br />
Le noyer d’eau de Pâques<br />
dans l’espoir<br />
immortel<br />
de celui qui hésite<br />
entre le cul et le cœur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Arès</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Devenir femme sous le regard vertical des matraques sourdes,<br />
des caresses de guns le long de mes joues.</p>
<p>Mon bulbe en fleur<br />
empeste la chair vierge et<br />
j’offre mes pistils en guet-apens<br />
aux imbéciles heureux<br />
de ne voir plus loin<br />
que le rose de mes lèvres.</p>
<p>Consommer les hommes comme<br />
on éclate le crâne d’un chien.</p>
<ol>
<li>Émietter.<br />
Jusqu’à ce que docilité s’en suive.</li>
</ol>
<p>Amores Perros.<br />
Détruire                          amoureusement.<br />
En berçant les restants.</p>
<p>Se revêtir de Furies.<br />
Et pourtant,</p>
<p>n’y rien comprendre<br />
à la fuite d’Arès.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Diamonds Are a Girl’s Best Friend</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Balle antistress<br />
sur écran bleu.<br />
Fastfoward sur l’incipit.</p>
<p>Une femme<br />
s’enfonce<br />
un chapelet<br />
anal<br />
orné d’un diamant arc-en-ciel.</p>
<p>Reflets d’essence dans l’eau stagnante<br />
le long de la chaîne de trottoir<br />
un après-midi de juillet.</p>
<p>Gorge assiégée,<br />
Elle chante aux troupes.</p>
<p>Yeah Baby,<br />
Fuck me.<br />
Harder.</p>
<p>You Wanna Fuck That Pussy?</p>
<p>N’avoir ni honte,<br />
ni compassion.</p>
<p>Cliquer jusqu’à plus soif.<br />
Pour le repos de mon<br />
corps las<br />
qui manque<br />
de fleurs.</p>
<p>Et de tendresse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Shop à balles</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tu me donnes envie de me dégueuler tout entière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À l’idée de ton sexe chaud et pulsant.<br />
Répulsant.<br />
De penser mon cerveau en quête constante de ton membre érectile.</p>
<p>Tu me donnes envie de taper du tambour,<br />
De brûler ton frame.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je n’ai même pas honte des figures de répétition.<br />
Désormais, j’écris comme je veux.</p>
<p>Ma parole libre, ma forme banale, mon corps graisseux<br />
Et magnifique.</p>
<p>Tout à moi.</p>
<p>Je me garde jalousement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ta tête triangulaire,<br />
Ton iris obèse,<br />
Le filet de bave entre tes lèvres<br />
quand tu parles,</p>
<p>Je détruis tout.<br />
Ton humanité et ton cœur</p>
<p>artificiels,<br />
Ta manière suave et collante de dire Amour.</p>
<p>Limoilou din veines,<br />
La ruelle de juillet remonte le long de mon système nerveux.<br />
J’te kick la canisse dans face.</p>
<p>Garde tes cendres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>LORANGER</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’Arizona tapisse le centre-ville depuis une semaine.</p>
<p>Ton paradis bleu de banlieue qui m’avait laissée tiède depuis toujours prend des airs de Sibérie-mon-amour.</p>
<p>Le train de ville joue au zootrope, défilant dans une ronde étourdissante mes rues sales jusqu’à ta campagne. Le manège optique passe du gris au vert, là où les rats deviennent chevaux.</p>
<p>J’arrive à ta gare minable de ville défusionnée qui sent Loranger. Je me dis que tu aurais pu venir me chercher. Vraiment.</p>
<p>—</p>
<p>Le soleil comme un guêpier pour ma peau trop blanche. La chaleur me fait saigner du nez et tu m’accueilles de ton plus doux regard carnassier.</p>
<p>J’ai 16 ans, je suis chez toi et tes parents n’y sont pas.</p>
<p>—</p>
<p>Affamé, tu remontes ma robe à pois pour dévoiler mon cul rebondi à tes champs infini. Des lambeaux rouges tombent au sol alors que ton avant-bras se paye un tour de reins.<br />
Nos langues s’escargotent jusqu’à ce que notre nudité flotte en apesanteur.</p>
<p>Minutieusement, ma bouche se fait joaillère alors que j’invite les yeux de tes voisins à ma première exposition internationale.</p>
<p>—</p>
<p>Fast Foward dans ton sous-sol.</p>
<p>C’est noir, ça suinte, c’est humide plate. Ton lit est trempe, mais j’veux rester.</p>
<p>—</p>
<p>Première leçon de strip poker.</p>
<p>Je joue la conne, mes vêtements sont inutiles.<br />
Chaque morceau gagné se paye au prix de l’entrée d’un nouveau membre de ton corps policier.</p>
<p>Rapidement, vous êtes en surnombre et je suis seule représentante de mon espèce.</p>
<p>J’ai 16 ans, vous en avez 20, vous avez le pouvoir et personne ne m’a jamais dit que je suis belle.</p>
<p>—</p>
<p>De l’autre côté de la porte, la cave.</p>
<p>Le bus passe pu, mon père travaille, mon vélo est à maison.</p>
<p>Des trois lits qui longent les fondations, tu m’assignes celui du centre.<br />
Nous sommes cinq, c’est l’austérité avant le temps.</p>
<p>Tu sors de ta chambre pour venir chauffer mon corps. T’as senti mes pieds mortifiés, mon enfance hésitante. Cachée derrière mon corps de femme, chu p’têtre pas aussi hot que tu pensais.</p>
<p>Depuis mon lit, tu parles d’autres filles avec les gars qui nous entourent. Tu gagnes, j’éteins mon cerveau.</p>
<p>À ton tour. Fuck ma matrice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Simon se joint le premier. Ma face doit avoir des airs de Bambi dans l’incendie parce que tu m’dis que c’est correct, que vous avez l’habitude ensemble.</p>
<p>Vous êtes des genres de Milli Vanilli du cul. Trop cheap intellectuellement pour mesurer la porcherie que vous nourrissez.<br />
Ici, Jésus et Bouda n’ont rien à vous envier, c’est votre dogme qui dirige vos queues.</p>
<p>—</p>
<p>Tes mains sont un étau d’où ma tête ne peut bouger. Mon sang pulse dans mes tempes, j’ai le regard rouge, j’en suis sûre.</p>
<p>Avoir été smats, vous auriez choisi les trous inverses, vu la taille de vos engins respectifs.</p>
<p>Mais non.<br />
Vous vous enfoncez.</p>
<p>Vos souffles de bœufs brouillardent ma tête.<br />
Le frottement de vos membres roulent sur mon ventre jusqu’à ma gorge. Spasme.</p>
<p>Souffle coupé.              Blackout.</p>
<p>—</p>
<p>À mon réveil, la Sainte Trinité me berce de ses verges. Il n’y a pas de doutes, vous êtes arpenteurs-géomètres experts. C’est plat, tout est bouché. Montréal songe à vous engager.</p>
<p>—</p>
<p>Je l’sais pas encore, mais c’est presque fini.<br />
Les fourmis dans ma face me sauvent la vie.</p>
<p>Dans ma tête, ça scintille.</p>
<p>La Beauce.<br />
Ça siffle, c’est blanc et le poêle à bois est bon.</p>
<p>Je m’estampe le cadre dans face, l’image doit tenir jusqu’à épuisement des stocks.</p>
<p>—</p>
<p>Mon monstre à cinq têtes donne ses derniers coups de tentacules là où il peut.<br />
Votre sang bat en retraite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous ne bandez plus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>David se sent cheap, m’offre une ride jusqu’à la maison.<br />
J’entre dans ma ville-asphyxie comme on se glisse dans le lit de ses parents à cinq ans.</p>
<p>Touch down, chu pas morte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Mes cheveux poussent lentement</title>
		<link>/mes-cheveux-poussent-lentement/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=mes-cheveux-poussent-lentement</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2015 17:21:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[5 Univers intimes]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ANNE-CHRISTINE GUY (texte et illustration) &#160; &#160; &#160; Mes cheveux poussent lentement, maudit que ça me fait chier. Je les ai coupés drastiquement y’a un an, c’est comme si, depuis, rien n’avait bougé. Je regarde mes amies, avec leurs cheveux de Blanches qui poussent sans cesse, pis je suis jalouse. Y’a juste Sarah qui semble [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="Normal1"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/Cheveux.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1350" src="/wp-content/uploads/2015/10/Cheveux.jpg" alt="Cheveux" width="612" height="792" srcset="/wp-content/uploads/2015/10/Cheveux.jpg 612w, /wp-content/uploads/2015/10/Cheveux-231x300.jpg 231w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></a></p>
<h2 class="Normal1" style="text-align: right;">ANNE-CHRISTINE GUY (texte et illustration)</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mes cheveux poussent lentement, maudit que ça me fait chier.</p>
<p>Je les ai coupés drastiquement y’a un an,</p>
<p>c’est comme si, depuis, rien n’avait bougé.</p>
<p>Je regarde mes amies, avec leurs cheveux de Blanches qui poussent sans cesse,</p>
<p>pis je suis jalouse.</p>
<p>Y’a juste Sarah qui semble avoir le même problème que moi:</p>
<p>ses cheveux, toujours beaux, mais toujours stables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis un an, je me suis abonnée aux vidéos YouTube</p>
<p>des filles noires qui me disent quoi faire de mes cheveux.</p>
<p>Leurs trucs sont bons, mais si au moins ils pouvaient pousser!</p>
<p>Je sais, il faudrait que je trime les <em>edges</em></p>
<p>pis que je mette de l’huile de noix de coco plus souvent dedans,</p>
<p>mais j’ai pas le temps.</p>
<p>J’ai autre chose à faire dans la vie que de m&rsquo;occuper de cheveux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mes cheveux pis moi, on a une relation d’amour-haine.</p>
<p>Je vois leur incroyable potentiel, mais ils ne cessent de me décevoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les autres, famille, amis et surtout, surtout quidams,</p>
<p>eux, ils vivent tous une histoire d’amour incroyable avec mes cheveux.</p>
<p>C’est intense, c’en est presque épeurant.</p>
<p>J’veux dire, c’est juste des cheveux dans le fond.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais non, on dirait que j’ai la matière la plus incroyable sur la tête,</p>
<p>quelque chose de rare en tout cas,</p>
<p>parce que tout le monde a le goût de se mettre la main dedans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Y’a ceux-là, les effrontés qui ne me connaissent ni d’Adam ni d’Ève,</p>
<p>qui ne font ni une ni deux et plongent direct dedans,</p>
<p>pis les plus polis, qui demandent avant.</p>
<p>Y’a aussi certains amis qui se disent que parce qu’ils sont mes amis, ben tsé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>OK, ÇA ME GOSSE TOUT LE TEMPS.</p>
<p>Bon, à des niveaux différents, mais ça gosse pareil.</p>
<p>Pis si je te dis oui, même si ça me dérange un peu,</p>
<p>vas-y doucement, ok?</p>
<p>Enfonce pas tes doigts jusqu&rsquo;à mon cuir chevelu.</p>
<p>Essaie de pas défaire ma coiffure, ça tient pas toute par miracle non plus!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Moi, mes cheveux,</p>
<p>je veux que ce soit mon chum ou ma mère qui les flatte,</p>
<p>pis une amie, une fois de temps en temps,</p>
<p>quand j’ai besoin d’être consolée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous pouvez suivre Anne-Christine Guy au <a href="http://mecredi15h37.tumblr.com/" target="_blank">http://mecredi15h37.tumblr.com/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="/mes-cheveux-poussent-lentement/">Mes cheveux poussent lentement</a> est apparu en premier sur <a href="/">FRANCOISE STEREO</a>.</p>
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		<item>
		<title>Souffle</title>
		<link>/souffle/?utm_source=rss#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=souffle</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2015 17:14:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[5 Univers intimes]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>SABRINA LONG Photo: Satya Jack, www.jackraw.com &#160; Souffle animal, partagé et ressenti. Soufflé et reçu. Symbiose. Souffle et aspiration. Aspiration de confort pour souffler sérénité. Recevoir la sérénité, l’absorber en toute quiétude. Dans le confort de l’autre. L’autre. Présence marquée par une respiration lente et tranquille. Léger souffle sur la nuque. Souffle d’une soirée animale, partagée [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/souffle-600.jpg"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1587 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/10/souffle-600.jpg" alt="souffle 600" width="600" height="840" srcset="/wp-content/uploads/2015/10/souffle-600.jpg 600w, /wp-content/uploads/2015/10/souffle-600-214x300.jpg 214w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<h2 style="text-align: right;">SABRINA LONG</h2>
<p>Photo: Satya Jack, <a class="_553k" style="color: #3b5998;" href="http://www.jackraw.com/" target="_blank" rel="nofollow">www.jackraw.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Souffle animal, partagé et ressenti. Soufflé et reçu. Symbiose.</p>
<p>Souffle et aspiration. Aspiration de confort pour souffler sérénité.</p>
<p>Recevoir la sérénité, l’absorber en toute quiétude. Dans le confort de l’autre.</p>
<p>L’autre.</p>
<p>Présence marquée par une respiration lente et tranquille. Léger souffle sur la nuque.</p>
<p>Souffle d’une soirée animale, partagée et ressentie. Symbiose.</p>
<p>Corps enlacés, au rythme synchronisés. Corps transpirants, respirants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonheur instantané.</p>
<p>Infusion d’hormones.</p>
<p>Buffet à volonté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Volonté.</p>
<p>Volonté qui ramène les esprits errants sur terre.</p>
<p>Terre avec ses averses et ses vents.</p>
<p>Tempête d’idées soufflées entre les rayons lumineux. Souvenirs de ces moments glorieux. Souffle.</p>
<p>Et de ces instants de décadence. Décadence physique, décadence mentale.</p>
<p>Souvenirs pluriels, solitude seule, unique. À volonté.</p>
<p>Solitude dans un monde pluriel. Monde pluriel de gens seuls.</p>
<p>Seuls et rassemblés. De seuls pluriels.</p>
<p>Seuls entre corps et esprit. Unique solitude.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Moment de panique.</p>
<p>Souffle de fraîcheur.</p>
<p>Résistance hystérique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Hystérique.</p>
<p>Hystérique de colère. Hystérique de bonheur.</p>
<p>Patauge entre les deux hémisphères.</p>
<p>Fatigue énergisante. Énergie fatigante.</p>
<p>Respiration encore. Et encore.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Confort, retour aux vieilles pantoufles.</p>
<p>Calme autour du brouhaha intemporel.</p>
<p>Enfin pouvoir sentir ce souffle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Souffle animal, partagé et ressenti.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Figuré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2015 17:09:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[5 Univers intimes]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MARÉCHALE Photo: Satya Jack, www.jackraw.com &#160; &#160; If I didn’t define myself for myself, I would be crunched into other people’s fantasies for me and eaten alive. Audre Lorde Elle s’en était à peine cachée. Comme il se devait. Une insistance dans sa poignée de main et sa tête levée vers moi, scrutant mon regard et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/Figure-600.jpg"><img decoding="async" class="alignleft wp-image-1553 size-full" src="/wp-content/uploads/2015/10/Figure-600.jpg" alt="Figure 600" width="600" height="347" srcset="/wp-content/uploads/2015/10/Figure-600.jpg 600w, /wp-content/uploads/2015/10/Figure-600-300x173.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<h2 style="text-align: right;">MARÉCHALE</h2>
<p>Photo: Satya Jack, <a class="_553k" style="color: #3b5998;" href="http://www.jackraw.com/" target="_blank" rel="nofollow">www.jackraw.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right; padding-left: 240px;"><span style="color: #33cccc;">If I didn’t define myself for myself, I would be crunched into other people’s fantasies for me and eaten alive.</span></p>
<p style="text-align: right; padding-left: 60px;"><span style="color: #33cccc;">Audre Lorde</span></p>
<p style="text-align: justify;">Elle s’en était à peine cachée. Comme il se devait. Une insistance dans sa poignée de main et sa tête levée vers moi, scrutant mon regard et le soutenant audacieusement, avait rapidement attiré mon attention. Son bonsoir Nina appuyait trop sur la magnifique soirée pourtant maussade et pluvieuse. Ses yeux irisés louchaient dès que les miens se posaient sur elle. Elle savait.</p>
<p style="text-align: justify;">Je punirais.</p>
<p style="text-align: justify;">Sévèrement.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà qu’elle agonise. Superbe. Bras et jambes déployées. Ficelées. Mon coffret d’orage. Elle supplie la Terre entière. Les temps passés et à venir. Ses plaintes accentuent mon excitation. Je la maintiens fermement là, au bord de son précipice, dans son présent inhabitable. Il n’y a aucune échappatoire, que je lui dis. M’entends-tu? Que toi qui danses au bout de mes nœuds et moi qui dévore chacun de tes mouvements. L’obéissance, le pouvoir. Ton orgasme arrivera au bout de ma langue. Au bout de mes mots. Lorsque tu ne seras plus qu’une averse ardente qui emportera d’un coup tes vêtements puis toute la chambre. Écoute-moi encore. Écoute tout ce que je te fais. Comment je t’empoigne et t’épuise de plaisir sans égard aucun pour tes longs râles qui émeuvent pourtant tout le voisinage.</p>
<p style="text-align: justify;">Élyse m’avait désirée depuis je ne sais quand. Élyse avait su « pour mes penchants » par je ne sais qui. J’étais devenue le projet de sa soirée. Assises côte à côte sur un vieux banc d’Église, adossées sur les murs en bois rond du chalet, elle me cherche impunément à travers mes mots, m’interrompant souvent pour préciser ma propre pensée. Je n’interdis ni ne décourage ses efforts. Je tourne mes bagues autour de mes doigts en lisant très bien dans son jeu dont elle pense détenir l’ultime contrôle. Elle m’amuse. Et puis, l’effort était louable et la constance de son désir allumait ce qui avait été brutalement éteint en moi depuis peu. C’est trop tôt, me disais-je. Quel sens y aurait-il à chorégraphier notre rencontre? Elle est trop jeune, trop crédule, et ma plaie toujours vive. Mais sentir son corps de plus en plus enfiévré et sa ténacité croissant toujours plus dans l’espoir évident d’être matée me bouleversait. Et ses cheveux. Elle me laissait, comme il le fallait, les saisir de plus en plus souvent pour y enfouir mon nez et la respirer à pleins poumons. Une fantaisie à moi. Élyse s’offre. Mais Élyse ne veut que ce que je représente. Une tétralogie à <em>Fifty Shades of Grey</em>. Je connais trop bien l’histoire. Élyse veut me sauver. Il était hors de question de me faire dominer de la sorte.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle avait imaginé des coups de fouet. Je lui fais garder tous ses vêtements. Elle avait imaginé des griffures, de la cire, des gifles, des chocs électriques. Je souffle sur sa nuque et sur ses chevilles du bout des lèvres. Élyse me voulait complète, couverte de la tête aux pieds, splendide de latex. Féminine. J’ai bandé ses yeux. Au-dessus d’elle, je suis nue et en bottes de travail. Mon clitoris est gonflé comme un paon et je me coule dessus. Elle ne le saura jamais. Dans ma chambre, Élyse est magnifique. Un réseau complexe de cordes bleues en nylon ceint étroitement son pantalon et son tailleur sur son corps. Ma rhizome. Je ne la touche pas. Elle est à bout. Au bout de mes mots. Comme il se doit. Insolente, va.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma décision est prise. Je la plaque soudainement sur le mur de pierre du patio pour tester sa résilience. Sa présence d’esprit. Son verre tombe et éclate. Elle m’envoie chier, elle n’est pas comme ça. Pousse l’audace jusqu’à me gifler avec un timide sourire qu’elle me laisse attraper. Bien. L’alcool ne l’a pas encore trop affectée. Je renverse toutes les consommations qui se retrouvent entre ses mains. J’ai besoin de son consentement éclairé. De ses inhibitions. Élyse tremble. Enfile les cigarettes. Perd magnifiquement le contrôle. Sa lèvre inférieure gigote. Je serai là pour la cueillir à point. La faire venir à moi. C’est mon rôle. Mon plaisir. La contrôler. Élyse, elle ne savait pas jusqu’où ce jeu irait.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa tête tourne en tous les sens. Je lui dis qu’elle a épuisé ma sélection de dildos et que mon poing devra maintenant lui suffire. Vert. Je lui raconte les terribles fessées que je lui donne et lui parle de la moiteur de sa peau, du débit de sa salive et de l’onctuosité de sa cyprine. Toujours vert? Vert. Je lui détaille le pointu de ces objets métalliques avec lesquels j’écorce sa chair jusqu’au violet. Je lui précise le tracé de mes dents, incisives affamées, sur l’intérieur de ses cuisses. Vert, vert, vert! Je l’assure que ses mamelons se compressent dans l’étau de mes pinces. Tu en es certaine? qu’elle me dit.</p>
<p style="text-align: justify;">Complètement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’imaginaire d’Élyse, au chalet, fonctionne à plein régime. Il s’installe dans la matérialité des choses, le <em>full frontal</em>. Salle de torture. Instruments de sévices. Chaises et bancs inusités en vieux bois de grange. Donjon. Lumière tamisée. Rouge. Pour embellir la couleur que prendraient ses fesses. Pour m’exciter. Élyse me prend pour un taureau. Ou un stéréotype d’homme hétéro très riche, sans retenue et sans cerveau. Élyse se prend pour une <em>sub</em> aguerrie. Elle a beaucoup lu sur le sujet qu’elle me dit. C’est frappant.</p>
<p style="text-align: justify;">J’approche ma langue de son sexe à travers la frontière de son pantalon. Le corps d’Élyse ondule tout autour. La vulve ne forme pas une bouche que je lui dis; c’est un œil dont le clitoris est la pupille qui se dilate à la moindre euphorie. Je ne le touche toujours pas, reste à quelques millimètres à peine de distance, une dernière fois agace, et je lui dis soudainement à bout pourtant tout ce qu’elle veut entendre. Que je touche son œil en plantant solidement mes ongles dans son aine. Que je le lèche et l’aspire et… Jouit Élyse.</p>
<p style="text-align: justify;">Jouis maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Et j’aurai regagné mon image.</p>
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		<title>Sonnet pour parturientes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2015 17:06:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[5 Univers intimes]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MADODO Photo: Satya Jack, www.jackraw.com &#160; L&#8217;accouchement constitue selon moi le geste le plus intime et impudique qui soit, même si, en général, il n&#8217;est ni privé, ni solitaire. Il représente aussi le summum du dégoût magnifique. Je me suis inspirée de Baudelaire pour écrire ce poème fait de contrastes et d&#8217;oppositions, mais je n&#8217;ai pas [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a href="/wp-content/uploads/2015/10/Accouchement-600.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1489" src="/wp-content/uploads/2015/10/Accouchement-600.jpg" alt="Accouchement 600" width="600" height="400" srcset="/wp-content/uploads/2015/10/Accouchement-600.jpg 600w, /wp-content/uploads/2015/10/Accouchement-600-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<h2 style="text-align: right;">MADODO</h2>
<p>Photo: Satya Jack, <a class="_553k" style="color: #3b5998;" href="http://www.jackraw.com/" target="_blank" rel="nofollow">www.jackraw.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 90px;"><span style="color: #33cccc;">L&rsquo;accouchement constitue selon moi le geste le plus intime et impudique qui soit, même si, en général, il n&rsquo;est ni privé, ni solitaire. Il représente aussi le summum du dégoût magnifique. Je me suis inspirée de Baudelaire pour écrire ce poème fait de contrastes et d&rsquo;oppositions, mais je n&rsquo;ai pas la prétention de m&rsquo;approcher un tant soit peu de ce poète de génie qui a su, comme nul autre, faire exploser la beauté des choses répugnantes; j&rsquo;espère seulement provoquer une toute petite émotion chez l&rsquo;amie lectrice et l&rsquo;ami lecteur.</span></p>
<p style="padding-left: 90px;"><span style="color: #33cccc;">Madodo</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jonchent le sol verni de longs lambeaux d&rsquo;entrailles<br />
Bruns, chair, jaunes et rouges, les fruits de ces entailles,<br />
Des ventouses du poulpe ou des serres d&rsquo;acier.<br />
Le ventre de la mère, cloaque hospitalier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Embaume la pièce un doux parfum de charogne<br />
Signe olfactif du passage de la cigogne<br />
Les jambes en l&rsquo;air, comme une femme lubrique<br />
L&rsquo;heure n&rsquo;est plus aux idées folles et chimériques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le son du silence, les hauts, les hurlements<br />
Chantent la douleur sourde de l&rsquo;enfantement.<br />
Mais que cesse enfin l&rsquo;attente du cri primal !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Caresses gluantes, baisers sales et mouillés<br />
Sur une peau flasque nage une peau fripée.<br />
Vers le sein va téter le petit animal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
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